<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>lindigo-mag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[L’Indigo, e-magazine du tourisme responsable. Un regard différent, original et inédit sur le Voyage. Explore des directions, des thèmes, des cultures peu ou mal connus.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.lindigo-mag.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.lindigo-mag.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.lindigo-mag.com/</id>
 <updated>2026-07-17T09:58:33+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>47.3014593</geo:lat>
  <geo:long>2.5206592</geo:long>
  <entry>
   <title>A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !</title>
   <updated>2013-10-12T13:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.lindigo-mag.com/A-l-ecoute-du-Monde-Poulpe-toi-meme-_a491.html</id>
   <category term="Chronique" />
   <photo:imgsrc>https://www.lindigo-mag.com/photo/art/imagette/5944220-8858682.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-10-11T23:00:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Rinauro</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au milieu de la rentrée littéraire pléthorique, comme chaque année, Yves Rinauro a relevé un de ces romans dont on parle peu. Et pourtant," Pliera bien qui pliera le dernier ", la dernière livraison du Poulpe, sous la plume de Margot D. Marguerite, est à sa façon un roman d'actualité. Portrait assez désenchanté de notre quotidien troué de faits divers, sans doute, il nous rappelle encore que l'amour et le souci de l'autre sont bien les attitudes les plus honorables de la condition humaine. On risquait de l'oublier.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858671.jpg?v=1381503112" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
     </div>
     <div>
      Nous nous étions arrêtés quelque part du côté du Golfe Persique. Depuis l'été a passé, et nous recevons maintenant le temps de l'automne. Il a fallu reprendre le collier, si possible dans des conditions à peu près acceptables. Le regard encore empreint de la beauté du monde, dans l'oreille les paroles du quotidien mais tissées d'une sagesse qui n'a plus cours que dans des lieux éloignés – <em>"le poisson sera goûteux aujourd'hui. Le vent du désert a irrisé la mer, très légèrement cette nuit. Tu choisiras les loups chez M., ils ont l'œil vif, et le corps luisant, comme saisis dans leur élan vers le large"</em> - , on s'est surpris à considérer l'obscénité publicitaire, dès la descente d'avion, comme une de ces agressions dont on avait presque oublié qu'elle était implacable. Au bureau, les stratégies des prédateurs de bazar que l'on s'oblige à côtoyer font figures de querelles de bac à sable et tendent encore à vous infantiliser. On en oublierait presque qu'on est un adulte, tant nos rêves d'enfants sont souillés, justement par ces paroles cacophones. On cherche alors de quoi lire, dans l'illusion du voyage intérieur :<strong> plus de six cents romans </strong>s'offrent, dans des postures souvent impudiques aux vitrines des grands distributeurs, le long de ces galeries marchandes à quoi ressemblent de plus en plus les grandes villes. Certains sont sans doute remarquables, mais on n'a pas encore le cœur. Ça viendra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858673.jpg?v=1381444588" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
     </div>
     <div>
      <strong>L'un d'entre ces livres, pourtant, attire le regard, par le poisson rouge qui flotte sur la couverture</strong>. Derrière lui, un corps drôlement plié. C'est le dernier épisode en date <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poulpe_%28collection%29">du Poulpe.</a>  On se dit alors que quelque chose de ravageur va nous permettre d'apprécier à son juste prix le <em>mainstream</em> culturel dont on voudrait rester sur le seuil. De<a class="link" href="http://www.babelio.com/auteur/-Margot-D-Marguerite/153181‎"> Margot D. Marguerite</a> on avait particulièrement apprécié <a class="link" href="http://www.lamanufacturedelivres.com/le_site/La_Vieille_dame.html"><em>La vielle dame qui ne voulait pas mourir avant de l'avoir refait</em> </a>  (2009, La Manufacture des livres) puis <a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/476-lola-reine-des-barbares-9782842194857.html  "><em>Lola, reine des barbares</em> </a>(2011,<a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/7-Le-Poulpe&amp;id_lang=2"> éditions Baleine</a>). Textes violents, hyper même, histoires de vengeance au long cours, et qui racontent l'envers de nos décors, les arrières boutiques de la conscience et de la brillance de nos sociétés. Mais ce qui avait frappé dans l'écriture de cet ancien circassien, de cet acteur bourlingueur et fondateur du <a class="link" href="http://www.cabaretsauvage.com/‎">Cabaret Sauvage </a>à Paris, était la jubilation dans la langue, qui emporte son lecteur au delà de la présence lénifiante du quotidien, dans la proximité de l'onirisme, et dans les failles de la raison. <br />   <br />  <strong>Margot D. Marguerite est un écrivain méconnu, et pourtant, il nous parle au plus près de ce que nous essayons de chasser de nos pensées, et qui est pourtant l'essentiel de notre présence.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858676.jpg?v=1381503908" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
     </div>
     <div>
      Voici donc<a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/531-pliera-bien-qui-pliera-le-dernier-9782842195229.html"><strong>&nbsp; </strong><em>Pliera bien qui pliera le dernier</em> </a>  (2013, éditions Baleine).<strong> Gabriel Lecouvreur, </strong>le détective aux bras longs et souples, au surnom éponyme de la série qui compte maintenant plus de 195 titres, tout de même, rencontre la belle Valeria, au Pied de Porc à la Sainte-Scolasse, son bar-restaurant-quartier-général. Même il l'arrache des mauvais traitements que lui administre son amant dans la rue. Chez Gabriel, ils se passent des bières improbables que descend le détective à longueur de bar. Ils devisent un moment en même temps qu'ils s'imbibent de quelques verres de rhum vieux. Valeria a du goût : elle vient de loin. Ils passent la nuit ensemble. Faire l'amour avec une contorsionniste, car tel est l'art du cirque pratiqué par Valeria, semble une expérience à la limite du dicible et même du racontable, même si plus tard, l'adversaire historique de Gabriel, Vergeat, des Renseignements Généraux, s'en gaussera. Hélas ! la si belle, si sexy et si souple Valeria est retrouvée suicidée quelque jours après : elle se serait noyée dans un aquarium de quarante par soixante centimètres, dans sa caravane. Bon, c'était une contorsionniste, mais il ne faut quand même pas trop pousser ! Emporté par sa passion de l'autre, et même si l'histoire est terminée, Gabriel veut savoir. Son enquête le conduit quelque part dans le Lot, dans un village qui est comme un non lieu : ce n'est pas le bout du monde, mais sans doute le devine-t-on assez bien depuis Chafouille-Moiletillac. C'est sur la Bave, une rivière charmante. Gabriel se rend à la poursuite du cirque Tsointsoin et de son clown Tagada, alias Gordon Zola. C'est là que Valeria a été vivante pour la dernière fois. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858678.jpg?v=1381524680" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
     </div>
     <div>
      <strong>Ce périple n'est que le départ d'une aventure haletante par laquelle les mots s'entrchoquent, se bousculent dans un humour à froid, tout aussi jubilatoire :</strong> lisez le roman dans les transports en commun, et l'on vous regardera. On demandera ce que vous lisez : lisez la phrase à haute voix et vous verrez votre interlocutrice, un moment sur son quant à soi parce que l'obscène déborde, partir d'un éclat de rire rassérénant. Lire un texte de<strong> <a class="link" href="http://cavedelaruemuller.blogspot.fr/2011/01/strychine-netsuke-luger.html">Margot D. Marguerite</a>  </strong> en public, c'est un bon support de drague, et rien que pour cela, que l'auteur en soit ici publiquement remercié. Si l'on retrouve les constantes imposées de la série du Poulpe, on appréciera aussi le décalage quelque peu parodique. Mais c'est alors une parodie au carré que l'on a sous les yeux. <br />  &nbsp; <br />  <strong><a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/7-Le-Poulpe&amp;id_lang=2">Le monde du Poulpe</a> alors est beaucoup moins drôle que ce que ses mots en racontent</strong>. <br />  C'est celui des eaux profondes sous le pavé des villes et l'herbe verte des campagnes quadrillées de clôtures électriques. C'est là que rôdent les vrais prédateurs, sans domicile identifiable, et qui vaquent à leurs affaires moches, et dont la toile recouvre le monde, comme l'araignée sa proie et qui la digère vivante. Sous les apparences du bonheur, à la surface, ce qui réfrène peut-être le sentiment de la vitalité est <em>bien "l'individualisme effréné, le mépris, la frime et la trouille". </em>Monde dont l'humanité semble chaque jour se dissoudre, par ce corollaire détestable : la peur, d'abord celle de devenir pauvre, peur dont on nous rebat les oreilles et à laquelle il faut résister. C'est par cette crainte des lendemains que les Vergeat et consorts conservent leurs emplois misérables, au service des gagneurs et autres fauves de la grande truanderie, celle qui garde les mains propres. Le pire, ce serait de céder à cette panique généralisée et devenir aussi mauvais que ceux-là. Alors, ceux que le <em>"traffic apporte fortune peuvent dormir tranquilles ; la police est impuissante, la justice ferme les yeux et le troupeau broute". </em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Oui, décidément, on doit se tenir à distance du mainstream.</strong> Le quant-à-soi, une expression désormais ancienne, c'est ce qui garantit quand même qu'on en retienne le caractère intempestif de sa propre présence. L'année peut commencer, et sur les chapeaux de roues.<strong> Margot D. Marguerite </strong>nous en offre les perspectives radieuses. Oui, radieuses : le pendant de cette violence insoutenable, c'est bien le souci radical de l'autre, et cet amour sans limite que peuvent se porter les êtres. <strong>Yves Rinauro</strong> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858682.jpg?v=1381526308" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
     </div>
     <div>
       <br />   <br />   <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.lindigo-mag.com/A-l-ecoute-du-Monde-Poulpe-toi-meme-_a491.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne</title>
   <updated>2013-07-16T15:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.lindigo-mag.com/Olivier-Adam-des-lisieres-de-la-ville-a-celle-de-la-Bretagne_a456.html</id>
   <category term="Reportage" />
   <photo:imgsrc>https://www.lindigo-mag.com/photo/art/imagette/5690012-8486138.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-07-16T10:45:00+02:00</published>
   <author><name>David Raynal</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 20 juin, Olivier Adam a reçu à la Maison de la Bretagne à Paris le 52e Prix Bretagne pour son roman Les Lisières. Rencontre avec un écrivain devenu breton et malouin d’adoption…  Par David Raynal     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5690012-8486125.jpg?v=1373811506" alt="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" title="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" />
     </div>
     <div>
      Le Prix Bretagne (Priz Breizh) soutenu et financé par l’homme d’affaires <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Bolloré‎">Vincent Bolloré, </a>salue un auteur breton ou encore un roman dont l’histoire se situe en Bretagne. Pour son édition 2013, le jury avait justement décidé de récompenser le 20 juin dernier à la <a class="link" href="http://www.maison-dela-bretagne.fr/‎">Maison de la Bretagne </a>à Paris <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Adam_(écrivain)‎">Olivier Adam</a>,&nbsp; pour son œuvre <em>Les Lisères</em> qui se déroule en partie à<a class="link" href="http://www.ville-saint-malo.fr/‎"> Saint-Malo,</a> une ville dans laquelle l’écrivain originaire de la région parisienne réside désormais à l’année<em>. «&nbsp;Je ne suis pas breton au sens strict du terme. Il y a huit ans, j’ai néanmoins décidé de poser mes valises en Bretagne et de me laisser adopter en décidant que c’était chez moi&nbsp;».</em> <br />   <br />  Curieusement oublié des «&nbsp;grands&nbsp;» prix littéraires de l’automne dernier malgré sa notoriété croissante auprès des lecteurs, Olivier Adam a manifestement apprécié d’avoir été choisi par les membres du jury de la<strong> 52ème édition du Prix Bretagne </strong>composé de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Le_Guillou‎">Philipe Le Guillou </a>son président, des écrivains <strong>Jean Bothorel,</strong> <strong>Patrick Poivre d’Arvor, Stéphanie Janicot,</strong> <strong>Gilles Martin-Chauffier</strong>, <strong>Annick Cojean</strong>,<strong> Georges Guitton</strong>, <strong>Patrick Mahé </strong>ou encore de l’éditeur<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Picollec‎"> Jean Picollec. </a> <br />   <br />  &nbsp;<em>«&nbsp;C’est bien d’être non seulement lu et d’avoir le sentiment d’être compris dans ce que l’on fait »</em> a rappelé le lauréat 2013 devant ses nouveaux camarades de plume bretons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5690012-8486131.jpg?v=1373813450" alt="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" title="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" />
     </div>
     <div>
      <strong>Sentiment lointain et tenace </strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>Les Lisières</em> est le dixième roman d’Olivier Adam. Paru en 2012 pour la rentrée littéraire, l’auteur s'inspire de son propre parcours pour décrire les classes moyennes vivant dans les zones périurbaines et les banlieues, ce qu’il nomme «&nbsp;les lisières&nbsp;». Paul Steiner, écrivain et scénariste, se sent plus que jamais loin de sa vie. Quand le roman s’ouvre, il vient de déposer ses deux enfants qui lui manquent déjà, chez sa toute récente «&nbsp;ex-femme&nbsp;», Sarah dont il est toujours amoureux. A la demande de son frère, il doit quitter la Bretagne, son lieu de résidence, pour aller en banlieue parisienne s’occuper de son père car sa mère est hospitalisée. Paul Steiner voudrait comprendre d’où lui vient ce sentiment aussi lointain que tenace, d’être toujours à la lisière du monde. <em>«&nbsp;Ce beau roman intitulé Les Lisières au pluriel, parle des lisières générationnelles, sentimentales, affectives, géographiques. Ce terme de l’orée, &nbsp;de la démarcation, de la délimitation apparait sans cesse dans ce livre. Un roman ample avec des personnages, des paysages, une justesse et une économie des mots qui nous a également beaucoup plu. Roman d’étendues et de portraits disséqués, qui a manifestement la volonté très claire d’être en écho avec la préoccupation du temps. Avec<strong> Olivier Adam,</strong> nous sommes décidément très loin d’un certain roman confiné&nbsp;»</em> a expliqué dans son hommage <strong>Philippe Le Guillou </strong>le président du Prix Bretagne. &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5690012-8486135.jpg?v=1373813586" alt="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" title="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" />
     </div>
     <div>
      <strong>Auteur prolifique </strong> <br />  &nbsp; <br />  Né en 1974, Olivier Adam est l’auteur prolifique et déjà largement reconnu d’une vingtaine de livres et d’œuvres pour la jeunesse. Son premier roman, <em>Je vais bien, ne t'en fais pas</em> a été adapté pour le cinéma par le réalisateur<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Lioret‎"> Philippe Lioret </a>(pour qui il a également signé le scénario de <em>Welcome,</em> film engagé et sensible sur le thème des migrants avec<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Lindon‎"> Vincent Lindon</a>), tout comme <em>Poids léger</em> (adapté par <strong>Jean-Pierre Améris</strong>) et <em>Des vents contraires </em>(adapté par <strong>Jalil Lespert</strong>).Pour parfaire ce beau parcours littéraire et cinématographique, <em>Passer l'hiver </em>a quant à lui reçu le Goncourt de la nouvelle en 2004, <em>A</em><em> l'abri de rien</em>, le prix France Télévisions 2007, et enfin, <em>Des vents contraires,</em> le prix RTL-Lire 2009. <em>«&nbsp;Toute la thématique du livre qui se déroule un bon tiers à Saint-Malo repose sur&nbsp;: où est-ce que l’on trouve sa place lorsque l’on est en permanence porté par le sentiment d’être en lisière ? Cette difficulté existentielle se résout pour le personnage à Saint-Malo qui lors de son arrivée dans la cité corsaire a l’impression de rentrer enfin chez lui après des années d’exil. Le livre entier est porté par cette forme d’enracinement et par le fait d’avoir enfin trouvé un chez soi que l’on s’est inventé. Au fond, le fait d’expulser les gens qui font la société d’une ville en ses lisières est un phénomène que nous constatons dans les grands centres urbains et leurs banlieues, mais qui existent aussi dans des villes en apparence prospères comme Saint-Malo. Nous arrivons à ce paradoxe que les gens qui font leur ville ne peuvent plus y vivre notamment en raison de la montée inexorable du marché immobilier. Du coup, poussent un peu partout de nouvelles lisières, des espèces de lotissements au milieu des champs de choux. La côte et le littoral sont pour moi &nbsp;des façades qui cachent bien souvent des réalités plus modestes, parcourues par des tensions sociales et économiques que l’on retrouve désormais partout sur le territoire » </em>souligne avec conviction l’auteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5690012-8486137.jpg?v=1373813905" alt="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" title="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" />
     </div>
     <div>
      <strong>Une adaptation pour le cinéma </strong> <br />  &nbsp; <br />  Dans quelques mois, le roman d’Olivier Adam devrait être une nouvelle fois adapté puis porté à l’écran par Philippe Lioret à qui l’on doit en Bretagne <em>l’Equipier, </em>le film avec Philippe Torreton, Sandrine Bonnaire et Grégori Dérangère qui dépeint sur fond de passion amoureuse l’ambiance et les caractères si particuliers de l<a class="link" href="http://www.ot-ouessant.fr/‎">’île d’Ouessant </a>dans les années soixante. Juste le temps pour les lecteurs d’engloutir cet été les 450 pages de ce roman dense et intime, quelque part sur l’immensité de la plage du sillon entre ressac et brise-lames, à la lisière revendiquée de la France et de la Bretagne, puisque ni Français, ni Breton, mais Malouin suis… <br />  <strong>D.R.</strong> <br />   <br />  <strong>Les Lisières,</strong> Flammarion, 450 pages, 21 € <br />   <br />   <br />  <strong>Plus d'infos</strong> <br />   <br />  <em><strong>Les origines du Prix Bretagne </strong> <br />   <br />  Fondé en 1961 par des Bretons de Paris, autour de Pascal Pondaven et Charles Le Quintrec, directeur et rédacteur en chef de l'hebdomadaire La Bretagne à Paris, le Prix Bretagne, a compté dans son jury des personnalités aussi prestigieuses et importantes que Jean Marin, Hervé Bazin, Paul Guimard, Henri Queffélec, Roger Nimier ou Gwen Aël Bolloré. En plus de cinquante ans d’existence le Prix Bretagne a eu l’occasion de distinguer de grands écrivains bretons ou amis de la Bretagne, Pierre Jakez Helias, Xavier Grall, Eugène Guillevic, Jean-Edern Hallier, Michel Morht ou plus proche de nous, Yann Quefellec ou encore Mona Ozouf. Soutenu et financé par l’homme d’affaires Vincent Bolloré depuis 2001, le Prix Bretagne (Priz Breizh) est actuellement doté d’une récompense de 6100 €.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5690012-8486138.jpg?v=1373814318" alt="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" title="Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne" />
     </div>
     <div>
       <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.lindigo-mag.com/Olivier-Adam-des-lisieres-de-la-ville-a-celle-de-la-Bretagne_a456.html" />
  </entry>
</feed>
