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  <title>lindigo-mag.com</title>
  <description><![CDATA[L’Indigo, e-magazine du tourisme responsable. Un regard différent, original et inédit sur le Voyage. Explore des directions, des thèmes, des cultures peu ou mal connus.]]></description>
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   <title>A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise </title>
   <pubDate>Wed, 19 Mar 2014 12:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Rinauro</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chronique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Paru récemment aux éditions Jigal-Polar, "La Traque de la musaraigne" de l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti vaut comme avertissement pour les voyageurs en mal de sensations fortes. Dans la chaleur moite de Cotounou, la capitale béninoise, les réprouvés se rebiffent, et ça fait mal. Par Yves Rinauro     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/6410032-9669723.jpg?v=1395223707" alt="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " title="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " />
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      Le roman policier&nbsp; est en passe de devenir le genre littéraire majoritaire dans cette vénérable institution qu’est devenue la littérature . &nbsp;Mais le terme général masque la diversité des possibles : de la parodie au suspense, le spectre est large, et ne se confond pas toujours avec le récit d’une enquête. Ce qui est important, surtout, est que le genre permet une plongée sociale, et de coller à une actualité. <br />   <br />  Paru récemment aux <a class="link" href="http://polar.jigal.com/‎">éditions Jigal-Polar,</a> <a class="link" href="http://polar.jigal.com/?page=liens&amp;p=126‎"><em>La Traque de la musaraign</em>e</a> de l’écrivain béninois<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_Couao-Zotti‎"> Florent Couao-Zotti. </a>Écrivain majeur de sa génération, il a publié une quinzaine de textes, tout en pratiquant la chronique souvent acérée dans des quotidiens. Ses romans ont souvent avancé dans les parages du roman noir. Mais c’est sa langue qui retient d’abord l’attention du lecteur : piégeant les prétentions et les boursouflures, il couvre de sarcasmes les travers de sociétés, et ces individus à la conscience conduite par le seul appât du gain. C’est une écriture du contrepoint : un art qui révèle les failles du langage courant, englué dans le stéréotype.
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/6410032-9669750.jpg?v=1395224146" alt="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " title="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " />
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      <strong><em>La Traque de la musaraigne</em> ne fait pas exception, car mettant en jeu une scénographie assez exceptionnelle, il raconte une histoire violente, qui dit le<a class="link" href="http://www.cotonou-benin.com/‎"> Cotonou </a>nocturne, un envers du décor qui s’avère être en train de devenir la véritable scène unique de la désolation.</strong> <br />   <br />  Il met en jeu un Breton, Stéphane Neguirec, qui croit pouvoir vivre dans cette capitale toutes les fêtes, en particulier celles de l’alcool et d’une sexualité sans contrainte. Même s’il va de déception en déception, il demeure persuadé que c’est là un environnement qui serait le coeur de ses propres plaisirs, mais vécus aussi comme le lieu propice à la déprise, en particulier de ses propres responsabilités. Stéphane dépose les quelques fardeaux accumulés dans sa courte existence, encore. Il tente de devenir adulte, et ce n’est pas simple, on le sait. Il ne sera pas déçu : il se retrouve pris bien malgré lui dans un engrenage qui le conduit plutôt au coeur des ténèbres, et de la déchéance, jusqu’à même devoir traverser la mort. Ça commence d’ailleurs par un tabassage en règle du Blanc, qui véritablement ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive, et qui se caractérise par ses atermoiements et ses tergiversations. Il en a même perdu sa fibre poétique. Car poète, il fut, dans sa Bretagne natale. Sa guitare traîne, abandonnée à la poussière. Mais il tente de rebondir, quand même.
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/6410032-9669761.jpg?v=1395225525" alt="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " title="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " />
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      <strong>Le roman de Florent Couao-Zotti a ceci alors d’extrêmement intense qu’il croise des mythes, comme à l’insu de son lecteur.</strong> <br />   <br />  Ainsi, un des truands en cavale - il y a une histoire terrible de bandits dépossédés du produit de leur hold-up - porte le surnom de <em>Jesus Light</em>. C’est lui qui traque sa musaraigne, Pamela, qui se fait appeler Deborah Palmer. C’est évidemment l’histoire d’une passion, celle d’un amour-vache, âpre, presque sanglant, comme la pulpe d’un fruit croqué à pleines dents et dont le jus dégouline le long des commissures. Et ce Jesus là sait aussi jouer de cette histoire de la passion. Écoutons-le mendier une communication téléphonique à la réceptionniste : <em>«&nbsp;Maman, confessa-t-il d’une voix suave, je jure sur la tête de l’enfant </em>Jésus <em>menacé par les Romains, que je n’ai pas un tanga dans la poche, mes problèmes sont tels que j’ai honte d’en parler…&nbsp;»</em>. Car ce roman dit aussi la modernité : la communication, par les transports, sur des routes défoncées et dans des engins en limite de désintégration ; les téléphones ; les ordinateurs. Tout est <em>cheap</em>, signifiant par là sans doute le caractère brutal de ces modalités jetées dans des sociétés qui sont encore travaillées de l’intérieur par leurs propres conservatismes, et la nécessité pour elles de s’enrichir, par tous les moyens, en croisant même les chemins du pire : enlevé, Stéphane Neguirec se retrouve quasiment dans les filets de la sinistre Boko Haram. Rappelons ici que ce nom met directement en cause l’éducation, et le caractère occidental de celle-ci.
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/6410032-9669764.jpg?v=1395226203" alt="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " title="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " />
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      <strong>De cette virée mortelle, Stéphane se sort par la grâce de Paméla-Deborah qui est une figure féminine de l’Orphée</strong>. <br />  Car, on le sait bien, dans l’histoire de ce dernier et d’Euridyce, c’est bien parce que le poète se retourne qu’il parviendra à enchanter le monde. Peut-être bien que c’est la femme qui guide et qui prend sur elle le mal que les autres infligent au monde. Le roman alors prend une ampleur insoupçonnée au début de la lecture : par ces très nombreux personnages qui le traversent, par la précision avec laquelle il note les menus faits du quotidien, les postures, les attitudes, il souligne l’indigence des désirs, la violence des ratages, au premier rang desquels se trouvent à la fois la construction des États après les Indépendances, mais aussi la déconsidération que les Occidentaux impriment à ces sociétés, qui reculent sans cesse les limites de la survie. <br />   <br />   <br />  C’est un beau roman, certes douloureux, mais qui porte d’abord en lui l’espérance la plus lumineuse. Se dotant du nom de la prophétesse biblique Deborah, la véritable héroïne du roman tente de rétablir la frontière qui distingue le juste de l’injuste. C’est bien de cette séparation dont il faut se persuader, surtout lorsque, voyageur en quête de dépaysement, on se prend à confondre la réalité avec nos propres projections idéales.<strong>Yves Rinauro</strong> <br />   <br />  <span class="description_tech"><em>La Traque de la Musaraigne <br />  de Florent Couao-Zotti. <br />  éditions Jigal-Polar, <br />  Février 2014 <br />  125 x 195&nbsp; - 216</em> pages</span> <br />  <em>17 euros</em>
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/6410032-9698512.jpg?v=1395226491" alt="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " title="A l'écoute du Monde....Virée mortelle au coeur de Cotonou, la capitale béninoise " />
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   </description>
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   <title>A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !</title>
   <pubDate>Fri, 11 Oct 2013 23:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Rinauro</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chronique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au milieu de la rentrée littéraire pléthorique, comme chaque année, Yves Rinauro a relevé un de ces romans dont on parle peu. Et pourtant," Pliera bien qui pliera le dernier ", la dernière livraison du Poulpe, sous la plume de Margot D. Marguerite, est à sa façon un roman d'actualité. Portrait assez désenchanté de notre quotidien troué de faits divers, sans doute, il nous rappelle encore que l'amour et le souci de l'autre sont bien les attitudes les plus honorables de la condition humaine. On risquait de l'oublier.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858671.jpg?v=1381503112" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
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     <div>
      Nous nous étions arrêtés quelque part du côté du Golfe Persique. Depuis l'été a passé, et nous recevons maintenant le temps de l'automne. Il a fallu reprendre le collier, si possible dans des conditions à peu près acceptables. Le regard encore empreint de la beauté du monde, dans l'oreille les paroles du quotidien mais tissées d'une sagesse qui n'a plus cours que dans des lieux éloignés – <em>"le poisson sera goûteux aujourd'hui. Le vent du désert a irrisé la mer, très légèrement cette nuit. Tu choisiras les loups chez M., ils ont l'œil vif, et le corps luisant, comme saisis dans leur élan vers le large"</em> - , on s'est surpris à considérer l'obscénité publicitaire, dès la descente d'avion, comme une de ces agressions dont on avait presque oublié qu'elle était implacable. Au bureau, les stratégies des prédateurs de bazar que l'on s'oblige à côtoyer font figures de querelles de bac à sable et tendent encore à vous infantiliser. On en oublierait presque qu'on est un adulte, tant nos rêves d'enfants sont souillés, justement par ces paroles cacophones. On cherche alors de quoi lire, dans l'illusion du voyage intérieur :<strong> plus de six cents romans </strong>s'offrent, dans des postures souvent impudiques aux vitrines des grands distributeurs, le long de ces galeries marchandes à quoi ressemblent de plus en plus les grandes villes. Certains sont sans doute remarquables, mais on n'a pas encore le cœur. Ça viendra.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858673.jpg?v=1381444588" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
     </div>
     <div>
      <strong>L'un d'entre ces livres, pourtant, attire le regard, par le poisson rouge qui flotte sur la couverture</strong>. Derrière lui, un corps drôlement plié. C'est le dernier épisode en date <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poulpe_%28collection%29">du Poulpe.</a>  On se dit alors que quelque chose de ravageur va nous permettre d'apprécier à son juste prix le <em>mainstream</em> culturel dont on voudrait rester sur le seuil. De<a class="link" href="http://www.babelio.com/auteur/-Margot-D-Marguerite/153181‎"> Margot D. Marguerite</a> on avait particulièrement apprécié <a class="link" href="http://www.lamanufacturedelivres.com/le_site/La_Vieille_dame.html"><em>La vielle dame qui ne voulait pas mourir avant de l'avoir refait</em> </a>  (2009, La Manufacture des livres) puis <a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/476-lola-reine-des-barbares-9782842194857.html  "><em>Lola, reine des barbares</em> </a>(2011,<a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/7-Le-Poulpe&amp;id_lang=2"> éditions Baleine</a>). Textes violents, hyper même, histoires de vengeance au long cours, et qui racontent l'envers de nos décors, les arrières boutiques de la conscience et de la brillance de nos sociétés. Mais ce qui avait frappé dans l'écriture de cet ancien circassien, de cet acteur bourlingueur et fondateur du <a class="link" href="http://www.cabaretsauvage.com/‎">Cabaret Sauvage </a>à Paris, était la jubilation dans la langue, qui emporte son lecteur au delà de la présence lénifiante du quotidien, dans la proximité de l'onirisme, et dans les failles de la raison. <br />   <br />  <strong>Margot D. Marguerite est un écrivain méconnu, et pourtant, il nous parle au plus près de ce que nous essayons de chasser de nos pensées, et qui est pourtant l'essentiel de notre présence.</strong>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858676.jpg?v=1381503908" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
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      Voici donc<a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/531-pliera-bien-qui-pliera-le-dernier-9782842195229.html"><strong>&nbsp; </strong><em>Pliera bien qui pliera le dernier</em> </a>  (2013, éditions Baleine).<strong> Gabriel Lecouvreur, </strong>le détective aux bras longs et souples, au surnom éponyme de la série qui compte maintenant plus de 195 titres, tout de même, rencontre la belle Valeria, au Pied de Porc à la Sainte-Scolasse, son bar-restaurant-quartier-général. Même il l'arrache des mauvais traitements que lui administre son amant dans la rue. Chez Gabriel, ils se passent des bières improbables que descend le détective à longueur de bar. Ils devisent un moment en même temps qu'ils s'imbibent de quelques verres de rhum vieux. Valeria a du goût : elle vient de loin. Ils passent la nuit ensemble. Faire l'amour avec une contorsionniste, car tel est l'art du cirque pratiqué par Valeria, semble une expérience à la limite du dicible et même du racontable, même si plus tard, l'adversaire historique de Gabriel, Vergeat, des Renseignements Généraux, s'en gaussera. Hélas ! la si belle, si sexy et si souple Valeria est retrouvée suicidée quelque jours après : elle se serait noyée dans un aquarium de quarante par soixante centimètres, dans sa caravane. Bon, c'était une contorsionniste, mais il ne faut quand même pas trop pousser ! Emporté par sa passion de l'autre, et même si l'histoire est terminée, Gabriel veut savoir. Son enquête le conduit quelque part dans le Lot, dans un village qui est comme un non lieu : ce n'est pas le bout du monde, mais sans doute le devine-t-on assez bien depuis Chafouille-Moiletillac. C'est sur la Bave, une rivière charmante. Gabriel se rend à la poursuite du cirque Tsointsoin et de son clown Tagada, alias Gordon Zola. C'est là que Valeria a été vivante pour la dernière fois. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858678.jpg?v=1381524680" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
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      <strong>Ce périple n'est que le départ d'une aventure haletante par laquelle les mots s'entrchoquent, se bousculent dans un humour à froid, tout aussi jubilatoire :</strong> lisez le roman dans les transports en commun, et l'on vous regardera. On demandera ce que vous lisez : lisez la phrase à haute voix et vous verrez votre interlocutrice, un moment sur son quant à soi parce que l'obscène déborde, partir d'un éclat de rire rassérénant. Lire un texte de<strong> <a class="link" href="http://cavedelaruemuller.blogspot.fr/2011/01/strychine-netsuke-luger.html">Margot D. Marguerite</a>  </strong> en public, c'est un bon support de drague, et rien que pour cela, que l'auteur en soit ici publiquement remercié. Si l'on retrouve les constantes imposées de la série du Poulpe, on appréciera aussi le décalage quelque peu parodique. Mais c'est alors une parodie au carré que l'on a sous les yeux. <br />  &nbsp; <br />  <strong><a class="link" href="http://www.editionsbaleine.fr/7-Le-Poulpe&amp;id_lang=2">Le monde du Poulpe</a> alors est beaucoup moins drôle que ce que ses mots en racontent</strong>. <br />  C'est celui des eaux profondes sous le pavé des villes et l'herbe verte des campagnes quadrillées de clôtures électriques. C'est là que rôdent les vrais prédateurs, sans domicile identifiable, et qui vaquent à leurs affaires moches, et dont la toile recouvre le monde, comme l'araignée sa proie et qui la digère vivante. Sous les apparences du bonheur, à la surface, ce qui réfrène peut-être le sentiment de la vitalité est <em>bien "l'individualisme effréné, le mépris, la frime et la trouille". </em>Monde dont l'humanité semble chaque jour se dissoudre, par ce corollaire détestable : la peur, d'abord celle de devenir pauvre, peur dont on nous rebat les oreilles et à laquelle il faut résister. C'est par cette crainte des lendemains que les Vergeat et consorts conservent leurs emplois misérables, au service des gagneurs et autres fauves de la grande truanderie, celle qui garde les mains propres. Le pire, ce serait de céder à cette panique généralisée et devenir aussi mauvais que ceux-là. Alors, ceux que le <em>"traffic apporte fortune peuvent dormir tranquilles ; la police est impuissante, la justice ferme les yeux et le troupeau broute". </em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Oui, décidément, on doit se tenir à distance du mainstream.</strong> Le quant-à-soi, une expression désormais ancienne, c'est ce qui garantit quand même qu'on en retienne le caractère intempestif de sa propre présence. L'année peut commencer, et sur les chapeaux de roues.<strong> Margot D. Marguerite </strong>nous en offre les perspectives radieuses. Oui, radieuses : le pendant de cette violence insoutenable, c'est bien le souci radical de l'autre, et cet amour sans limite que peuvent se porter les êtres. <strong>Yves Rinauro</strong> <br />   <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5944220-8858682.jpg?v=1381526308" alt="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" title="A l'écoute du Monde.....Poulpe toi-même !" />
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   <title>"voyager en lignes" -  Solitudes Australes, Chronique de la cabane retrouvée</title>
   <pubDate>Fri, 18 Jan 2013 16:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yann Menguy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Culture]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est sur le stand des Editions Transboréal, au Salon du Livre de Saint-Dié-des-Vosges qui s’est déroulé lors du dernier Festival International de Géographie, que l’écrivain-voyageur David Lefèvre a présenté son dernier récit. Après avoir parcouru le monde pendant près d’une dizaine d’années, David Lefèvre s’est posé au sud du Chili sur l’Ile de Chiloé pour se consacrer à l’écriture et à la photographie. Rencontre. Reportage Yann Menguy, photos David Lefèvre     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     <div>
      «&nbsp;Lorsque<a class="link" href="http://www.transboreal.fr/auteurs.php?id=393"> David Lefèvre </a>  se retire seul dans une cabane au coeur de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Île_de_Chiloé">l'île de Chiloé,</a> au <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chili">Chili,</a>  son projet est simple : vivre une existence frugale et authentique, en harmonie avec les éléments. Au fil des saisons, il s'ancre entre lac et forêt, travaille la terre et retrouve le goût des tâches manuelles, de la pêche à la cueillette en passant par la charpenterie. Entre deux corvées de bois, le voyageur devenu sédentaire s'interroge sur son rapport au monde. Et si le bonheur consistait à se contenter de l'essentiel, en marge de la société consumériste ? La beauté et l'intensité de la vie sauvage deviennent une source inépuisable d'émerveillement. Le temps qui s'égrène, plus dense, consacre chaque geste, et de la solitude jaillit une ivresse qui demeure. Le récit de cette expérience, dans la pure tradition du nature-writing, est à la fois un hymne au Grand Dehors et une envoûtante méditation intérieure.» <br />  &nbsp;
     </div>
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5137449-7666900.jpg?v=1358524291" alt=""voyager en lignes" -  Solitudes Australes, Chronique de la cabane retrouvée" title=""voyager en lignes" -  Solitudes Australes, Chronique de la cabane retrouvée" />
     </div>
     <div>
      <strong>Du même auteur parus aux Editions Transboréal</strong> <br />   <br />  <em>La Vie en cabane. </em>Petit discours sur la frugalité et le retour à l'essentiel <br />  <em>Aux quatre vents de la Patagonie.</em> En route pour la Terre de Feu <br />  <em>Solitudes australes.</em> Chronique de la cabane retrouvée <br />   <br />  <strong>Editions Transboréal </strong> <br />  23, rue Berthollet&nbsp; <br />  75005 Paris&nbsp; <br />  tél. 01 55 43 00 37 <br />  <a class="link" href="http://www.transboreal.fr/">www.transboreal.fr/</a>  <a class="link" href="http://www.transboreal.fr/ "> </a>
     </div>
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   <title>Actualité littéraire : Hervé Lossec, un « Bretonnismes » peut en cacher un autre !</title>
   <pubDate>Sat, 28 Apr 2012 11:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yann Menguy et David Raynal</dc:creator>
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   Véritable phénomène d’édition et de société en Bretagne mais aussi dans l’hexagone avec plus de 180 000 exemplaires vendus, 9e livre le plus vendu en France au 1er trimestre 2011 toutes catégories confondues, Hervé Lossec revient avec le tome 2 de ses « Bretonnismes ».  Reportage Yann Menguy et David Raynal     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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      A l’occasion du dernier Salon du Livre de Paris,<a class="link" href="http://www.facebook.com/lossech"> Hervé&nbsp;Lossec</a>  nous explique comment le breton s’exporte désormais grâce à ses deux petits opuscules&nbsp;intelligemment illustrés par le dessinateur&nbsp;Nono à New York.&nbsp;De quoi faire un sacré reuz (bruit), euh…non buzz dans Landerneau.
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      Mais enfin, qu’est-ce qu’un<em> «&nbsp;Bretonnisme&nbsp;» </em>me direz-vous&nbsp;?&nbsp; Eh bien, c’est tout simplement un mot ou une expression qui est passé de la langue bretonne dans le français et que les Bretons emploient souvent sans le savoir. Toutefois, Ne cherchez pas le mot<em> "Bretonnisme" </em>dans le dictionnaire, ça n'existe pas. Comme l'explique Hervé Lossec, il existe le<em> "gallicisme, anglicisme, latinisme mais point de bretonnismes !"</em>. &nbsp;Si je vous dis par exemple <em>"Avoir l'air fin"</em>,<em> "Avoir du goût"</em>, <em>«&nbsp;Casser la soif&nbsp;»</em>, <em>«&nbsp;Crocher dedans&nbsp;»</em> ou encore<em> "J'ai vu passer le facteur par la fenêtre"</em> et bien tout cela vient du breton. <br />   <br />  <strong>Y.M. et D.R.</strong> <br />  <strong>Crédit photo&nbsp;: David Raynal</strong><em> (sauf mention contraire)</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les Bretonnismes, tome 1 et 2</strong> <br />  Editions Skol Vreizh <br />  Disponible en librairie et sur <a class="link" href="http://skolvreizh.com/">http://skolvreizh.com</a>  <br />  Prix&nbsp; : 10 € <br />  &nbsp; <br />  
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