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  <title>lindigo-mag.com</title>
  <description><![CDATA[L’Indigo, e-magazine du tourisme responsable. Un regard différent, original et inédit sur le Voyage. Explore des directions, des thèmes, des cultures peu ou mal connus.]]></description>
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   <title>La culture bistrotière de Pierre Josse</title>
   <pubDate>Sat, 30 Nov 2019 18:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Raynal</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Culture]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   L’exposition « Bistrots du monde » de Pierre Josse et Pierrick Bourgault est à voir au Jazz Café Montparnasse (14e) dans le cadre du Mois de la Photographie à Paris jusqu’au 16 décembre.  Par David Raynal     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286701.jpg?v=1575138751" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><span style="color:#0000CD;"><strong>Pour Pierre Josse, vagabond professionnel (rédacteur en chef des guides du Routard), cette exposition de photographies est l’occasion d’offrir une reconnaissance, une mise à l’honneur de ces lieux indispensables au bon fonctionnement de notre société.</strong></span><strong style="color: rgb(0, 0, 205); text-align: justify;">Sans les cafés qui rapprochent et resserrent les solidarités, la vie des hommes s’effilocherait bien dramatiquement…</strong> <br />  &nbsp;</div>   <br />  &nbsp;<!--cke_bookmark_575S--><!--cke_bookmark_575E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286711.jpg?v=1575152606" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">  <div style="text-align: justify;"><strong style="color: rgb(0, 0, 205);">De son côté, Pierrick Bourgault, raconte et photographie les cafés et bistrots du monde. Il aime écouter, observer et décrire avec la lumière du lieu et de l’instant, montrer&nbsp; &nbsp;d’une personne, d’un groupe. Mêlant ce goût des mots et des bistrots, il organise chaque lundi un concert de chanson francophone au Jazz Café Montparnasse.</strong></div>   <br />   <br />   <br />   <br />  <span style="text-align: justify;">Tous deux sont auteurs de nombreux ouvrages, présentés lors de cette exposition, et membres de l’Association pour l’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco des Bistrots et Terrasses de Paris pour leur art de vivre.&nbsp;</span> <br />   <br />  <span style="text-align: justify;">Rencontre avec&nbsp;</span><strong style="text-align: justify;">Pierre Josse,</strong><span style="text-align: justify;">&nbsp;un baroudeur au grand cœur qui affiche plus d’une centaine de pays visités au comptoir…</span> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286716.jpg?v=1575387729" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">A l’occasion de cette exposition consacrée aux «&nbsp;bistrots du monde&nbsp;» pouvez-vous nous parler de votre démarche photographique&nbsp;? </span></strong> <br />   <br />  <strong><em>"Ma démarche photographique consiste à mettre en mémoire des instants et des émotions dont je sais qu’elles ne reparaîtront plus jamais."&nbsp;</em></strong> <br />   <br />  Toute ma vie, j’ai voulu, de façon très modeste être la mémoire de ces choses qui sont amenées à disparaître. Surtout si elles ont une signification culturelle, sociologique ou humaine. <br />   <br />  Avec cette exposition sur les bistrots du monde, j’avais pour objectif d’exprimer par la photo, plus que par l’écriture, l’atmosphère et la variété, de ces cafés de par le monde. Ce qui les unit, à savoir principalement des lieux d’échanges sans distinction de classes. Des espaces, où l’on peut partager sa solitude, retrouver ses semblables et parfois même une raison de vivre collectivement. Mais je voulais aussi en même temps montrer ce qui les sépare, les paramètres géographiques, la diversité des villes et des traditions. J’avais simplement envie de transmettre les émotions que j’ai vécues dans ces bistrots, et d’essayer de partager avec des photos en noir et blanc, la grande culture bistrotière. <br />   <br />  Le noir et le blanc sont pour moi les vraies couleurs de la nostalgie. Il existe des choses très belles en couleur, mais cela détourne un peu de la poésie des situations et des lieux. En revanche, mon binôme sur cette exposition,<strong> Pierrick Bourgault, </strong>propose justement des clichés en couleur pour une vraie dynamique et une belle complémentarité entre nos deux approches.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286718.jpg?v=1575389255" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><span style="color:#0000CD;"><strong>Tous ces bars, n’ont pas les mêmes coutumes ou les mêmes habitudes, la même façon d’aborder les clients. Est-ce la même chose d’aller au bistrot au Japon ou en Irlande&nbsp;? </strong></span> <br />   <br />  <em><strong>"C’est une aventure d’aller au bistrot au Japon. A Tokyo, énormément d’établissements sont tout petits. J’y ai même trouvé le plus petit bistrot du monde."</strong> </em> <br />   <br />  Je ne parle pas d’une table que l’on met dans la rue avec une cafetière et quelques tasses. Non, un vrai bistrot dans un immeuble, 4 m²&nbsp;! Avec la patronne derrière le comptoir, il peut y avoir sept clients et le huitième se retrouve dans le chambranle de la porte. C’est intéressant, parce que c’est une vieille clientèle de quartier. <br />   <br />  Ces bistrots sont un héritage historique. Ils ont été créés au moment de la reconstruction de Tokyo après 1945. Des centaines de milliers d’ouvriers travaillaient sur les chantiers et il leur fallait des petites cantines, des lieux pour se reposer, se détendre et se sustenter. Comme ces estaminets nippons étaient proches des chemins de fer, les terrains n’étaient pas constructibles ou peu attractifs. Avec la spéculation immobilière qui sévit dans les grandes mégalopoles, c’est presque un miracle qu’ils aient subsisté jusqu’à maintenant. <br />   <br />  Une des traditions de ces petits bistrots, c’est par exemple de refuser les étrangers. Non par xénophobie, mais tout simplement parce que lorsque vous n’avez que sept clients dans la salle, il y a de fortes chances pour que ce ne soit que des habitués. Si les touristes arrivent en masse et occupent ces petits bistrots, les clients&nbsp; habituels vont probablement déserter la place et leurs propriétaires risquent à terme de perdre leur clientèle et de fermer boutique. Mais il faut dire que les choses changent petit à petit et que ces bars de poche commencent un peu plus à s’ouvrir. <br />   <br />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286722.jpg?v=1575389750" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <span style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 205);"><strong>La consommation d’alcool est-elle une condition sine qua non pour aller au bistrot&nbsp;?&nbsp;</strong></span><br style="text-align: justify;" />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;"><em><strong>"C’est vrai que le bistrot est plutôt associé à l’euphorie de l’alcool. Certaines personnes ont besoin d’une petite dose d’alcoolémie pour se désinhiber."</strong></em> <br />   <br />  Le timide va enfin s’enhardir et parler pour la première fois à la jeune fille qu’il convoite depuis deux ans de l’autre côté du comptoir. C’est évident que cela aide et relie les gens.&nbsp; Et quand il y a des excès, le patron est là. C’est le gardien du phare, de l’harmonie. C’est un réducteur de tensions, il saura trouver les mots et éventuellement le nerf de bœuf, si vraiment le type est trop menaçant pour calmer le jeu et appeler à la raison. Il y a des rituels que l’on retrouve un peu partout dans le monde. <br />   <br />  Ce rapport organique entre le patron et sa clientèle pour que le bistrot reste un lieu d’échange et de communication. Un lieu où collectivement, on se serre les coudes et on essaye de se sortir de ses angoisses ou de la misère. Pourquoi les gens aillaient au bar au début du 20<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;? Principalement parce que les logements étaient très mal chauffés. Idem pour le téléphone. &nbsp;Il faut se rappeler que dans les années 50, il fallait attendre au minimum deux ans pour avoir une ligne fixe chez soi.&nbsp; Le bistrot répondait presque à une notion de service. <br />   <br />  A contrario, il existe aussi des pays, où il y a des bistrots dans lesquels on ne boit pas d’alcool. C’est le cas du Yemen où l’on peut encore boire le meilleur café du monde. En dépit de l’observance plus ou moins stricte de la religion musulmane, il y a des ouvertures qui se font, je pense au célèbre<em>&nbsp;café Fishawy&nbsp;</em>du Caire, à l’intérieur duquel de plus en plus de femmes viennent s’attabler pour fumer la chicha. La fréquentation n’est donc pas dans ce cas forcément liée à l’alcool. Il s’agit seulement d’être bien ensemble collectivement. <br />   <br />  &nbsp;</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286725.jpg?v=1575411407" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">  <div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(0, 0, 205);"><strong>Comment s’est effectué le choix des images pour cette exposition&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong></span> <br />   <br />  <strong><em>"Dans mon cas, ce sont des coups de cœurs. Chaque image représente une expérience que j’ai vécue dans les bistrots". <br />  ​</em></strong>  <div>Par exemple, un jour je me promenais à Limoges avec des amis et je leur demande s’ils pouvaient m’indiquer un bar sympathique dans lequel, il soit possible de faire des photos. <br />   <br />  A l’époque, je préparais mon premier bouquin sur les bistrots du monde. Ils me disent, écoute, pas loin d’ici à 80 km à Sardent, il y a un établissement très intéressant puisque c’est là que Claude Chabrol a tourné son premier film.&nbsp; <br />   <br />  <span style="text-align: justify;">Il s’agissait du</span><em style="text-align: justify;">&nbsp;Beau Serge&nbsp;</em><span style="text-align: justify;">avec Gérard Blain, Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont. La photo par elle-même ne raconte pas l’histoire que j’y ai vécue. Mais j’essaye d’exprimer par l'image ce qu’est un bistrot de campagne.&nbsp; <br />   <br />  Ce jour-là, c’était un dimanche à midi. Les chasseurs faisaient une pause au milieu de la journée. Il y a cette nuée de chasseurs autour d’un magnifique comptoir qui ondule et que des Américains ont tenté d’acheter plusieurs fois 5 ou 10&nbsp;000 dollars. Le patron a toujours refusé. Il y a aussi<strong> </strong>les images de</span><em style="text-align: justify;"><strong> </strong></em><em style="text-align: justify;"><strong>Madame Germaine,</strong></em><span style="text-align: justify;">&nbsp;qui tenait un café-mercerie&nbsp;à Concoret dans le Morbihan.</span></div>   <br />  <strong><span style="color: rgb(0, 0, 205);">Est-il vrai que le mot bistrot vienne du russe, bistro, qui signifie vite&nbsp;?&nbsp;</span></strong></div>   <br />  <strong><em>"Le mot proviendrait effectivement du russe быстро, bistro « vite ».</em></strong> <br />  &nbsp;  <div>Ce sont les Cosaques, stationnés à Paris en 1814 à la fin des guerres napoléoniennes qui l’auraient utilisé pour apostropher les cafetiers. Il faut se souvenir qu’à la même époque, il y avait la tournée des grands-ducs. <br />   <br />  Nous sommes toujours en 1814 et les grands-ducs étaient les hauts gradés de l’armée russe qui allaient faire la fête à Paris. A l’époque, il s’agissait alors de boire comme un Cosaque&nbsp;!</div>  </div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Y a-t-il dans chaque pays un vocabulaire de bistrot&nbsp;?&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>&nbsp;&nbsp;</strong></div>    <div style="text-align: justify;"> <br />  <strong><em>"Je ne suis pas docteur ès bistrot pour l’ensemble des pays du monde".</em></strong> <br />   <br />  Mais ce qui est sûr, c’est que les bars sont les lieux de la parole libérée. On peut s’y lâcher, raconter des blagues à trois balles avec une très grande indulgence de la part de l’auditoire. <br />   <br />  En Irlande, ce ne sont pas des brèves de comptoir comme en France, mais des anecdotes liées à l’histoire et aux relations tumultueuses avec le Royaume-Uni.&nbsp; <br />   <br />  Dans ce pays, énormément de chansons sont parties des bistrots. Pendant longtemps les paysans ne savaient pas lire. <br />   <br />  La transmission se faisait par les conteurs et des chanteurs ambulants qui se promenaient avec leur cornemuse de bars en bars. Lors de la grande révolte de 1798, les nouvelles se transmettaient par les chanteurs. Et ce n’est pas un hasard si dès qu’un chanteur était pris, on le pendait à un arbre avec sa cornemuse. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286735.jpg?v=1575409347" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">  <div style="text-align: justify;">  <div style="text-align: justify;"><strong style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(0, 0, 205);">Les vrais bistrots à la Doisneau ne sont-ils pas appelés à disparaitre&nbsp;?</span></strong><br style="text-align: justify;" />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;"><strong><em>"Il y a effectivement des chiffres qui sont terribles. En 1960, en France, il y avait 200&nbsp;000 bistrots".&nbsp;</em></strong> <br />   <br />  Aujourd’hui, il y en a un peu moins de 32&nbsp;000. Ce sont surtout les bistrots de campagne qui disparaissent. Or, quand un bistrot de village disparaît, très souvent de façon concomitante l’école ferme. C’est une tragédie, n’ayons pas peur des mots. <br />   <br />  Dans les centres urbains, c’est un peu la même chose. Les évolutions sociologiques dans les quartiers font qu’il y a de nouvelles habitudes qui ne vont pas vraiment dans le sens de la convivialité.<em>&nbsp;Les Starbucks&nbsp;</em>par exemple ne sont pas pour moi des bistrots. De la même façon, les&nbsp;<em>Indiana Café&nbsp;</em>vous demandent de payer au moment où l’on vous apporte la consommation. <br />   <br />  Dans certains cafés dits «&nbsp;branchés&nbsp;», des gros bras sont à l’entrée pour sélectionner la clientèle. Cela met en péril la philosophie des lieux, même quand le bistrot est repris par un nouveau propriétaire qui ne dénature pas son atmosphère. <br />   <br />  Il y a aussi un autre danger qui guette. Dans certains quartiers comme Saint-Germain-des-Prés ou Saint-Michel, les comptoirs s’évanouissent au profit de tables qui permettent au propriétaire de faire payer deux fois plus cher les consommations aux clients. Dans ces établissements, il n’y a que le tiroir-caisse qui compte. Il y a donc vraiment péril en la bouteille.&nbsp;</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286746.jpg?v=1575413498" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <span style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 205);"><strong>Quels sont les critères pour qu’il y ait selon vous bistrot&nbsp;?&nbsp;</strong></span><br style="text-align: justify;" />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;"><em><strong>"Tout d’abord, je dois préciser que nous avons créé une association pour faire inscrire au patrimoine mondial immatériel de l’humanité de l’Unesco, l’art de vivre des bistrots et des terrasses parisiennes."&nbsp;</strong></em> <br />   <br />  Toutefois, je ne me fais pas d’illusions. Dans un siècle, le bistrot tel qu’on l’aime n’existera peut-être plus. Mais en attendant, nous pouvons retarder l’échéance et permettre à nos enfants de vivre les mêmes joies que nous. &nbsp;Le bistrot est tout d’abord un endroit où l’on se détend. On y lutte contre la mélancolie, la neurasthénie, le blues. Le patron est bien souvent une forme de psychanalyste, même un peu rustique ou rudimentaire. Et qu’on le veuille ou non, le bistrot a sauvé énormément de gens du suicide.</div>   <br />  <span style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 205);"><strong>Quels sont les bistrots qui resteront à jamais gravés dans votre mémoire de routard&nbsp;?&nbsp;</strong></span><br style="text-align: justify;" />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;"><strong><em>"J’ai eu la chance de connaitre le mythique «&nbsp;Vin des Rues&nbsp;», rue Boulard (14<sup>e</sup>), longtemps fréquenté par le photographe Robert Doisneau et mené d’une main de fer par son redouté patron Jean Chanrion."</em></strong> <br />   <br />  <strong>«&nbsp;Le P'tit Bar&nbsp;»&nbsp;</strong>de&nbsp;<strong>Madame Paulo,</strong>&nbsp;qui était rue Richard-Lenoir (11<sup>e</sup>). Un des bistrots les plus crades de Paris, mais avec une ambiance absolument extraordinaire.&nbsp; Je pense aussi au<strong>&nbsp;Sampiero Corso,</strong>&nbsp;rue de l’Amiral Roussin dans le 15<sup>e</sup>. Un Corse qui avait fait les brigades internationales. C’était un bistrot, mais aussi un restaurant où l’on payait selon ses moyens, gratuit pour les chômeurs, les retraités et les travailleurs en grève. Un peu l’ancêtre bolchévique assumé des&nbsp;<em>Restos du cœur.</em>&nbsp;Il y a effectivement un certain nombre d’adresses qui restent dans nos mémoires et que nous n’oublierons jamais.&nbsp;</div>  <br style="text-align: justify;" />  <br style="text-align: justify;" />  &nbsp;  <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286752.jpg?v=1575414024" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286753.jpg?v=1575414597" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><span style="color:#DAA520;"><strong>Pour en savoir plus sur l’association, bistrots et terrasses de Paris pour leur inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco. </strong> <br />   <br />  Adhésion libre et cotisation de 3 €. Parmi les prochaines actions, l’association va bientôt lancer une pétition écrite pour donner plus de force à cette campagne de soutien et de pérennisation des bistrots de quartier à Paris et dans les grandes villes.</span> <br />  <strong><a class="link" href="https://www.facebook.com/bistrotsetterrassesdeparis/"><span style="color:#DAA520;">www.facebook.com/bistrotsetterrassesdeparis/</span></a>  <span style="color:#DAA520;"> </span></strong></div>   <br />  <span style="color:#DAA520;"><strong>L’exposition «&nbsp;Bistrots du monde&nbsp;» est visible en accès libre tous les jours jusqu’au 16 décembre 2019 sauf le dimanche, de 18h30 à 20h30.</strong> <br />  Jazz Café Montparnasse <br />  13 rue du Commandant René Mouchotte, 7501</span><span style="color:#FFD700;">4</span><span style="color:#DAA520;"> Paris</span> <br />  <strong><a class="link" href="https://jazzcafe-montparnasse.com/"><span style="color:#DAA520;">https://jazzcafe-montparnasse.com</span></a>  <span style="color:#DAA520;"> </span></strong> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/40253400-34286759.jpg?v=1575415399" alt="La culture bistrotière de Pierre Josse" title="La culture bistrotière de Pierre Josse" />
     </div>
     <div>
      <span style="color:#DAA520;"><strong>Lire aussi&nbsp;:&nbsp;</strong> <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  Chroniques vagabondes, petit dictionnaire des insolites itinéraires d'un Routard - <br />  Hachette Tourisme -2017. <br />   <br />   <br />  La Nostalgie est derrière le comptoir de Pierre Josse et Bernard Pouchèle&nbsp; - Fleurus -1999. <br />   <br />   <br />  Deux vagabonds en Irlande de Pierre Josse et Bernard Pouchèle - Terre de Brume – 1998. <br />   <br />   <br />  L'écho des bistrots, petite confidence sur les cafés, pubs, tavernes et autres estaminets de Pierrick Bourgault – Transboréal -2012. <br />   <br />   <br />  Bars en France de Pierrick Bourgault – Dakota Editions -2009. <br />   <br />   <br />  Les Zinzins du zinc, guide des meilleurs bars à vins de France <br />  de Pierrick Bourgault et Egmont Labadie - Fleurus – 2007.</span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.lindigo-mag.com/La-culture-bistrotiere-de-Pierre-Josse_a1170.html</link>
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   <title>Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo</title>
   <pubDate>Tue, 29 Aug 2017 01:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Raynal</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Culture]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rédacteur en chef du Guide du Routard depuis près de 40 ans, Pierre Josse vient de sortir aux éditions Hachette « Chroniques vagabondes : Petit dictionnaire des insolites itinéraires d'un Routard ». Plus qu’une succession de souvenirs, 80 tranches de vies classées de façon alphabétique, qui racontent les anecdotes de ce baroudeur épris d’aventures humaines. Rencontre avec un globe-trotter au grand cœur qui aux dernières nouvelles affichait 107 pays au compteur …  Par David Raynal     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465014.jpg?v=1504102159" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465067.jpg?v=1504102861" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><span style="color:#0000CD;"><strong>Si le voyage est parfois considéré comme une industrie, Pierre Josse en a fait tout simplement sa philosophie. </strong></span> <br />   <br />  Tour à tour enfant de chœur, décorateur-étalagiste, étudiant à l’université libre de Vincennes, instituteur en prison, ouvrier imprimeur, correcteur de presse, ce vagabond professionnel, né à Paris et originaire du Morbihan en Bretagne, a gardé de ses nombreuses vies la passion de la découverte, de la rencontre et du partage. <br />   <br />  <em>« Je suis bac-3. L’école n’était pas adaptée à ma personnalité. Après de nombreux boulots, je suis rentré dans l’imprimerie car c’était un secteur dans lequel il n’y a pas de routine. L’objet imprimé, l’odeur de l’encre, je trouvais cela génial. Vous mettez une feuille de papier au cul de la machine et au bout, il y a quelque chose qui est imprimé et qui s’exprime. Cela me faisait rêver et en plus les rotatives avaient des faux-airs de bateaux, avec leurs coursives, leurs bastingages et leurs échelles. J’avais vraiment l’impression de naviguer </em>» se souvient-il, avec déjà à l’époque l’envie de tout quitter. <br />   <br />  La crise économique commençant cruellement à poindre le bon de son nez, le jeune ouvrier rotativiste se fait une nouvelle fois virer. Une petite voix intérieure lui dit alors qu’il est temps de changer de métier. Quarante après son propre père, il rentre à l’Ecole Estienne et en sort bardé d’un joli diplôme qui lui permet de s’immiscer dans la presse. Il travaille alors dans les quotidiens,<em> Combat, le Matin de Paris, le Monde, l’Humanité,</em> mais aussi au <em>Journal Officiel.</em> <em>« En même temps, j’émargeais aux Guides Bleus qui étaient dans le giron des éditions Hachette. Quoi de mieux en effet que de corriger des récits ou des guides de voyages ? ».&nbsp;</em></div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465070.jpg?v=1504103032" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465073.jpg?v=1504105894" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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      <div style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#0000CD;">Saga éditoriale</span></strong> <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  <strong>C’est à ce moment qu’il rencontre Philippe Gloaguen, un autre breton de Paris.</strong> <br />   <br />  Les Guides bleus demandent en effet à<strong> Pierre</strong> de diriger techniquement la collection des premiers Guide du Routard qui venaient d’être intégrés au catalogue des éditions Hachette. <br />   <br />  Après avoir été refusé par 19 éditeurs, <strong>Philippe Gloaguen</strong> le co-fondateur et actuel directeur de la marque déposée et de la collection aux 45 millions d’exemplaires vendus, avait réussi à faire paraître en avril 1973 un premier guide <em><strong>chez Gedalge, </strong></em>consacré à la <em>route des Indes (8000 km).</em> <br />   <br />  Mais à peine lancé, le<strong> Routard </strong>manque de périr: un autobus écrase son éditeur et entraîne par ricochet la faillite de sa petite entreprise. <br />   <br />  A l’issu de ce drame, un soldeur rachète les 1500 guides non vendus et les écoule sans peine. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465167.jpg?v=1504102733" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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     <div>
      <div style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;"><strong>Il contacte alors Philippe Gloaguen et le met en relation avec Hachette qui accepte de reprendre à son compte le Guide du Routard.</strong> <br />   <br />  &nbsp;</span><em style="text-align: justify;">«&nbsp;</em><em style="text-align: justify;">Au bout de quelques mois, je rencontre Philippe dans un couloir. Il me dit qu’il est très content de mon travail, que je m’implique vraiment dans la correction, en faisant même des propositions, ce qui lui plait beaucoup. Le problème, lui dis-je, c’est que j’en ai marre de voyager par procuration, j’aimerais bien aller un peu sur le terrain. A ce moment, il me tombe dans les bras en me disant qu’il est tout seul et qu’il cherche justement quelqu’un pour le seconder. Au début, je dois bien avouer que cela n’a pas été très rentable parce qu’il n’y avait que 6 guides. J’ai donc continué mon activité de correcteur&nbsp;»</em><span style="text-align: justify;">&nbsp;se rappelle Pierre Josse. <br />   <br />  En 1981, le Journal officiel lui promet d’être embauché définitivement avec un bon salaire, le double statut travailleur de l’Etat et de l’imprimerie, la protection sociale et la possibilité d’exercer des activités syndicales. Le rêve quoi&nbsp;! De l’autre côté, le futur baroudeur avait déjà pris sérieusement goût au voyage.&nbsp;</span><em style="text-align: justify;">«&nbsp;Philippe Gloaguen me laissait une liberté totale.&nbsp; Je me rendais compte qu’écrire, partager mes passions, mes coups de gueule et mes partis pris avec les lecteurs, c’était vraiment ce que j’avais envie de faire. J’ai donc eu un véritable état d’âme. Qu’est-ce que je fais ? Choisir la sécurité de l’emploi et certains avantages, ou alors l’inconnu, mais avec en perspective, le Mexique, le Brésil et tant d’autres à venir. Finalement j’ai choisi la route...&nbsp;»</em></div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465198.jpg?v=1504122652" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465199.jpg?v=1504122949" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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     <div>
      <span style="color:#0000CD;"><strong>Emotions telluriques</strong></span>  <div style="text-align: justify;"> <br />   <br />  <strong>Il faut dire qu’en près de 40 ans de bons et loyaux services à la tête de la rédaction du guide de voyage le plus vendu de France (2,5 millions de volumes par an), l’infatigable voyageur a accumulé de belles expériences humaines et des émotions parfois telluriques.</strong> <br />   <br />  Une véritable addiction pour le voyage qu’il faut certainement aller chercher du côté maternel&nbsp;: <em>«&nbsp;Ma mère était une routarde-née, adhérente de la première heure des randonnées et des auberges de jeunesse. C’était un personnage extraordinaire qui m’a pris par le col et m’a mis sur un bateau à l’âge de 17 ans pour les Etats-Unis. De mon père qui a eu une vie très rude, je puise mes origines ouvrières » </em>souligne l’auteur. <br />   <br />  Dans son abécédaire de voyage, intitulé<em><strong> « Chroniques vagabondes : Petit dictionnaire des insolites itinéraires d'un Routard »</strong></em>, l’adepte du mail art consigne en 80 anecdotes drôles et truculentes, tout le sel de ses pérégrinations autour du monde. <br />   <br />  Au fil des pages, des cartes postales personnalisées et des photos souvenirs en noir en blanc réalisées par l’auteur dans une veine profondément humaniste, les portraits et les situations impromptues se succèdent. C’est ainsi que l’on croise <strong>Sophie Saroff </strong>une syndicaliste new-yorkaise,<strong> l’ex-roi du Dahomey,</strong> <strong>Aung San Suu Kyi </strong>à Yangon (Rangoon) en Birmanie, <strong>Haroun Tazieff</strong> au sommet de l’Etna en Sicile ou encore l’un des derniers gardiens de prison de <strong>Nelson Mandela</strong> en Afrique du Sud, pour un moment inoubliable. Et que dire de cette rencontre insolite dans la maison d’un joueur de balafon (xylophone dont le son est amplifié par des calebasses) au<strong> Mali </strong>où il préfère poser son sac à dos pour quelques jours dans le salon plutôt que d’aller à l’hôtel, parce qu’il sait qu’il va vivre des moments exceptionnels. <em>&nbsp;«&nbsp;C’est pour cela que je voyage toujours seul, parce qu’on a une vraie disponibilité à tout ce qui se présente » répète-t-il.&nbsp;</em></div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465247.jpg?v=1504123730" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465296.jpg?v=1504124179" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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      <div style="text-align: justify;"><strong style="color: rgb(0, 0, 205);">Phénomène de société&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong style="text-align: justify;">A tous ceux qui accusent le Routard de s’être ces dernières années un peu trop embourgeoisé, Pierre Josse répond simplement avec un large sourire affectueux :</strong><br style="text-align: justify;" />  <br style="text-align: justify;" />  <em style="text-align: justify;">« Pour moi embourgeoisé n’est pas le bon terme. Je préfère plutôt dire que le routard a évolué. Le routard moyen, l’étudiant fauché des années 70, le hippie, chemise à fleur, bandana dans les cheveux et gratte dans le dos, quand j’en vois un, je cours après pour le prendre en photo ! Le symbole du routard ce n’est plus cela. <br />   <br />  Dans une randonnée dans la Vanoise, il peut y avoir aujourd’hui un prolo de chez Renault derrière un banquier de chez Rothschild. En fait, le Routard, c’est avant tout un état d’esprit. C’est un regard sur le voyage qui est totalement indépendant de la classe sociale et de l’épaisseur du portefeuille. <br />   <br />  Mais, le banquier en question, il va dormir dans des gîtes&nbsp;d’étapes et puis arrivé au bout du séjour, il va quand même avoir envie de se payer un petit Relais Châteaux ou une jolie chambre dans un hôtel de charme. Pour ces gens-là, nous avons créé une rubrique &nbsp;« Plus chic », avec l’idée que quelqu’un qui en a les moyens puisse se le payer, mais toujours avec le souci que ce ne soit pas un prix scandaleux »</em><span style="text-align: justify;">&nbsp;précise-t-il.</span></div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465298.jpg?v=1504124306" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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      <div style="text-align: justify;"> <br />  &nbsp;</div>  
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465339.jpg?v=1504124661" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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      <div style="text-align: justify;"><strong><span style="text-align: justify;">​Un voyage qu’il aimerait refaire ?</span><span style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 205);">&nbsp;</span></strong> <br />   <br />   <br />  <span style="text-align: justify;">Sans hésiter le<strong>&nbsp;Yémen,&nbsp;</strong>pour le choc de civilisation, la beauté architecturale des villes, les traditions, les ethnies, le désert, même s’il sait qu’il va falloir en raison de la guerre qui fait rage, un bon bout de temps avant de pouvoir y reposer un godillot. <br />   <br />  <strong>Un pays qu’il aimerait visiter ?</strong> <br />   <br />   <br />  <strong>La Corée du Sud</strong>&nbsp;pour compléter son rêve asiatique,<strong>&nbsp;la Mongolie</strong>&nbsp;notamment depuis qu’il vu le film&nbsp;<strong><em>Urga&nbsp;</em></strong>de&nbsp;<strong>Nikita Mikhalkov</strong>&nbsp;et puis aussi<strong>&nbsp;l’Ethiopie,&nbsp;</strong>pour marcher sur les traces de notre ancêtre<strong><em>&nbsp;Lucie.&nbsp;</em></strong> <br />   <br />   <br />  Et toujours en filigrane,<strong>&nbsp;l’Irlande</strong>&nbsp;(43 voyages) pour l’amitié dans les pubs et les paysages déchiquetées du West Cork ou quasi-lunaires du Burren et enfin la<strong>&nbsp;Bretagne</strong>&nbsp;bien sûr, pour le village de Commana dans les Monts d’Arrée, la pointe de la Torche ou le calvaire de Notre-Dame-de Tronoën, le plus ancien de cette région à la pointe du continent européen.&nbsp;</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21465340.jpg?v=1504128699" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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      <div style="text-align: justify;"> <br />  &nbsp;</div>  
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21483387.jpg?v=1504126694" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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      <div style="text-align: justify;"> <br />   <br />  <span style="color:#E6E6FA;"><span style="text-align: justify;"><strong>​</strong></span><strong><span style="text-align: justify;">Dans ses Chroniques vagabondes,&nbsp;</span><strong style="text-align: justify;">Pierre Josse</strong></strong><span style="text-align: justify;"><strong>&nbsp;nous raconte en 400 pages 4 décennies d’escapades palpitantes, drôles ou grotesques, de moments de bonheur ou de sombre galère, de rencontres avec des gens ordinaires ou extraordinaires.</strong> <br />   <br />   <br />  Une vraie vie, sincère, à la découverte des autres, sans tricherie ni chichi, qui se lit comme un roman d’aventures. Suivez le guide ! &nbsp;</span> <br />   <br />  <strong>David Raynal</strong></span></div>   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/16810970-21483835.jpg?v=1504127758" alt="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" title="Voyager en ligne  avec Pierre Josse ou l’aventure au bout du stylo" />
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       <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  <strong><span style="color:#DAA520;">Pierre Josse, Chroniques vagabondes <br />  Petit dictionnaire des insolites itinéraires <br />  d'un Routard </span></strong> <br />   <br />  <span style="color:#DAA520;"><strong>400 pages <br />  19,90 € <br />  Hachette Tourisme</strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.lindigo-mag.com/photo/art/imagette/16810970-21465014.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.lindigo-mag.com/Voyager-en-ligne-avec-Pierre-Josse-ou-l-aventure-au-bout-du-stylo_a977.html</link>
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   <title>Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé</title>
   <pubDate>Wed, 27 Feb 2013 00:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yann Menguy et David Raynal</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Culture]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En collaboration avec l’association « Aux Arts’Mitoyens », le nouvel espace Norbert Mattera propose jusqu’au 10 mars dans le 14e arrondissement de Paris, une exposition de photographies de Pierre Josse et Philippe Salaün intitulée « Mali d’hier » en hommage au plus grand photographe malien vivant Malick Sidibé. Une façon, en ces temps troublés, de retrouver le beau visage du Mali.  Reportage vidéo Yann Menguy, texte David Raynal en collaboration avec les photographes et "Aux Arts'Mitoyens"     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Regardez le port digne des hommes et la grâce des femmes. Ce sont les descendants des plus grands empires africains. L’histoire qui pèse sur leurs épaules n’entame pas leur humour, leur spontanéité, leur gentillesse et leur sens miraculeusement préservé de l’hospitalité. Le<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mali"> Mali,</a>  des dunes sableuses du Nord aux savanes arborées du Sud, est un dégradé de paysages séduisants, avec des villages camouflés dans la brousse, des mosquées de style soudanais à l’architecture sobre, souvent majestueuse. Sans oublier ce fleuve fascinant, le Niger, qui parcourt généreusement le pays, en donnant vie aux terres arides…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5268534-7862241.jpg?v=1361896485" alt="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" title="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" />
     </div>
     <div>
      <strong>V</strong>agabond professionnel, photographe amateur éclairé, rédacteur en chef du Guide du Routard, <strong>Pierre Josse </strong>a beaucoup d’affection pour le Mali qui lui offrit nombre de joies et d’émotions. En voyage, il met en boîte tous les sujets qui le fascinent&nbsp;: sourires des enfants et regards des vieux, vénérables métiers, artisans, paysans, bistrots, cimetières, rarement les bords de mer et les paysages trop léchés auxquels il préfère les friches industrielles, les terrains vagues, les graffs, le&nbsp;<em>street art</em>…Obstiné du temps qui s’estompe, passionné par les dernières images de modes de vie et d’architectures qui disparaissent, sa photographie en noir et blanc <em>«&nbsp;les vrais couleurs de la nostalgie, de l’émotion et de la poésie&nbsp;» </em>a pour modèles&nbsp;:&nbsp;<em>Eugène Atget, André Kertèsz, Willy Ronis, René Burri, Walker Evans, Joseph&nbsp;&nbsp;Koudelka…</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5268534-7862249.jpg?v=1361897067" alt="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" title="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" />
     </div>
     <div>
      Breton du Finistère, échoué au Havre pour devenir marin,<a class="link" href="http://psalaun.pagesperso-orange.fr/Curriculum.html"> <strong>Philippe Salaün </strong></a> change très vite de cap et part après avoir admiré une superbe exposition photo à Paris où il se spécialise dans le tirage noir et blanc. <br />   <br />  Après ses études de photographies, il deviendra le tireur de<a class="link" href="http://www.robert-doisneau.com/"> Doisneau, </a> travaillera pour<a class="link" href="http://www.edouard-boubat.fr/"> Boubat,</a>  <a class="link" href="http://www.billbrandt.com/ ">Bill Brandt,</a> partira se perfectionner aux USA auprès de&nbsp;<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ansel_Adams"><em>Ansel Adams</em>,</a>  dont il ramènera son vaste souffle d’espace et un grand vent d’immensité…Il enseigna aussi dans de grandes écoles de photo. Grand ami de&nbsp;<em>Max Pam</em>, ses modèles sont&nbsp; naturellement <em>Robert Doisneau, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Weiss">Sabine Weiss,</a>  <a class="link" href="http://www.seydoukeitaphotographer.com/fr/accueil/">Seydou Keita</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Greene">Stanley Greene</a>  …</em>Photographe depuis près de cinquante ans, parallèlement à son activité de tireur noir et blanc, il entretient une prédilection pour les images au jour le jour et le ton humoristique. <br />   <br />  Ces dernières années, il s’est laissé séduire par les surprises que réserve la photographie de voyage, en particulier les portraits. Il a ainsi réalisé plusieurs séries, au Pérou, en Bolivie, au Vietnam et au Mali…Il précise d’ailleurs&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est ma rencontre avec Seydou Keita et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Malick_Sidibé">Malick Sidibé </a>qui a provoqué l’envie de réaliser ces portraits (de 1998 à 2005)&nbsp;</em>». <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5268534-7862277.jpg?v=1361892916" alt="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" title="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" />
     </div>
     <div>
      <strong>Malick Sidibé sur les pas de Seydou Keita</strong> <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  Né en 1936, surnommé «&nbsp;l’œil de Bamako&nbsp;», &nbsp;<strong>Malick Sidibé</strong>&nbsp;est aujourd’hui le plus grand photographe contemporain malien vivant et fut le premier Africain à recevoir, en 2003, le prestigieux prix international de la fondation Hasselblad. <br />   <br />  Longtemps spécialiste des reportages sur les soirées et les loisirs des jeunes de la capitale malienne, il s’orienta ensuite sur les portraits en studio où l’humour n’est jamais absent. <br />   <br />  En 2007, il obtint le&nbsp;<em>Lion d’Or</em>&nbsp;à la Biennale de Venise&nbsp;; en 2009, le prix&nbsp;<em>Photo Espana</em>&nbsp;et le&nbsp;<em>World Press Photo</em>&nbsp;(catégorie «&nbsp;<em>Art et Entertainment&nbsp;</em>»). <br />   <br />  Considéré comme le légitime héritier de Seydou Keita, le pape de la photo malienne…Cette exposition, humblement, lui rend hommage. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5268534-7862281.jpg?v=1361891491" alt="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" title="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" />
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      <strong>Plus d'Infos</strong> <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  <strong>Espace Norbert Mattera</strong> <br />   <br />  <strong>"Mali d’hier"&nbsp;</strong> <br />  Exposition de Pierre Josse et de Philippe Salaün en hommage au photographe malien Malick Sidibé. <br />  <strong>De 13 heures à 19 heures jusqu’au 10 mars</strong> <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  48 rue Didot 75014 Paris <br />  Métro Alésia ou plaisance, bus 62.
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/5268534-7862621.jpg?v=1361894593" alt="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" title="Exposition : Mali d’hier, hommage à Malick Sidibé" />
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   <title>Livre : Le Mail Art du routard</title>
   <pubDate>Thu, 06 Oct 2011 00:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Raynal</dc:creator>
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   En marge de ses voyages, Pierre Josse, le rédacteur en chef des Guides du Routard confectionne des enveloppes et des cartes postales réalisées dans l’esprit du mail art. Son ouvrage, «Mon tour du monde en cartes postales » présente une sélection de 25 cartes postales qui symbolisent chacune une destination du monde.  Par David Raynal     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/3329380-4777538.jpg?v=1317855339" alt="Livre : Le Mail Art du routard" title="Livre : Le Mail Art du routard" />
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      Avec plus de 101 pays visités, <strong>Pierre Josse</strong>, le rédacteur en chef des <strong>Guides du Routard </strong>est depuis plus de 30 ans un infatigable globe-trotter. Ce que ses lecteurs savent moins, c’est qu’entre deux critiques, l’homme au sac-à-dos mythique, confectionne dans sa chambre d’hôtel, paire de ciseaux et pot de colle à la main, des enveloppes et des cartes postales réalisées dans l’esprit du mail art. <br />  A la fois tendres et poétiques, les charmants témoignages de voyage du journaliste, écrivain et photographe, rendent un vibrant hommage au travail, la nature, la famille, la féminité ou encore l’histoire des pays visités. <em>«&nbsp;Ma démarche consiste à transformer une simple carte postale en un objet artistique&nbsp;»</em> explique ce gentil, mais très expérimenté baroudeur d’origine bretonne. Associés aux timbres, artistiquement utilisés dans la composition, l’artiste arrive à créer de véritables tableaux qui vont voyager et apporter du rêve et de l’émotion à leurs destinataires. <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/3329380-4777539.jpg?v=1317855393" alt="Livre : Le Mail Art du routard" title="Livre : Le Mail Art du routard" />
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      <strong>&nbsp;Graphiques créés dès l’aube</strong> <br />  &nbsp; <br />  Toujours réalisés entre 5 heures et 7 heures du matin, ces joyeux télescopages graphiques d’inspiration surréaliste, sont ensuite envoyés en plusieurs exemplaires à des proches. Le risque serait en effet trop grand que la carte ne se perde à tout jamais en route. Pire encore, dans les pays où le salaire est seulement de quelques euros par jour, il arrive que les timbres soient directement revendus par l’employé des postes pour nourrir sa famille. <em>Normal,</em> répond spontanément notre routard en chef qui recommande, quand c’est possible, de les faire tamponner au guichet, devant soi. <em>«&nbsp;En moyenne, il faut compter 20 à 30 % de perte dans certains pays. Cent pour cent concernant le Guatemala, aucune missive n’étant arrivée à bon port&nbsp;». </em>
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/3329380-4777541.jpg?v=1317855425" alt="Livre : Le Mail Art du routard" title="Livre : Le Mail Art du routard" />
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      <strong>Compositions originales</strong> <br />   <br />  Dans la même veine, il arrive également qu’une œuvre soit refusée parce qu’elle ne respecte pas la norme d’envoi postal, ou bien qu’elle tape à l’œil d'un postier et se retrouve en deux temps, trois mouvements, accrochée&nbsp;à un mur du bureau de poste&nbsp;! Coupures de journaux, tickets de transport usagés, tampons et photos personnelles forment les ingrédients de ces compositions originales qui s’attachent à montrer un aspect particulier d’un pays<em>. "En faisant voyager de vieux timbres, des textes et des images, le Post art ou Mail Art devient une forme de résistance à la déshumanisation du courrier. Je refuse par exemple de répondre à des vœux de Nouvel An envoyés par texto ou SMS",</em> affirme avec conviction l’écrivain itinérant. Aujourd’hui, Pierre Josse a décidé de faire partager au plus grand nombre sa passion pour la correspondance artistique et le mail art de voyage. Il publie dans un ouvrage intitulé <em>«&nbsp;Mon tour du monde en cartes postales&nbsp;»</em> une sélection de 25 de ses œuvres qui symbolisent chacune une destination du monde. <span style="font-family: 'Arial', 'sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">Conçu comme un véritable album, ces «&nbsp;objets à rêver&nbsp;» peuvent être détachés de l’ouvrage pour être encadrés ou envoyés par la poste</span><span style="font-family: 'Arial', 'sans-serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">.</span> Au verso, les commentaires écrits de la main de l’auteur sont libres et parfois fantaisistes. Certains diront même, un tantinet timbrés… <br />  
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      <img src="https://www.lindigo-mag.com/photo/art/default/3329380-4777542.jpg?v=1318194362" alt="Livre : Le Mail Art du routard" title="Livre : Le Mail Art du routard" />
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      <strong>Pierre Josse, Mon tour du monde en cartes postales Mail Art, <br />  Hachette Tourisme, 48 pages, 16 €. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;</strong>
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