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“Chartres en lumières“ - une féerie nocturne !

La beauté unique des vitraux de la cathédrale est sublimée l’été, quand la mise en lumière rend la ville surnaturelle. L’occasion de découvrir aussi dans la journée la très discrète maison Picassiette, une émouvante œuvre intégrale d’art brut. Jusqu'au 21 septembre.

Par Catherine Gary



Portail Royal de la cathédrale jaillissant de la nuit et sur lequel une nouvelle scénographie orchestrée par “Spectaculaires,les Allumeurs d’images“ fait revivre, à travers des “bâtisseurs de lumière“, toute l’histoire du monument ( Photo M.Anglada)
Portail Royal de la cathédrale jaillissant de la nuit et sur lequel une nouvelle scénographie orchestrée par “Spectaculaires,les Allumeurs d’images“ fait revivre, à travers des “bâtisseurs de lumière“, toute l’histoire du monument ( Photo M.Anglada)

La nuit tombée, l’aventure commence dans le lacis des ruelles médiévales de Chartres, dominées par l’une des plus belles cathédrales du monde…












Voilà dix ans maintenant que, chaque été, plus de 380 projecteurs et les réalisations visuelles et sonores d’artistes contemporains jalonnent un parcours urbain dévoilant les fameux monuments de la ville. A commencer par le Portail Royal de la cathédrale jaillissant de la nuit et sur lequel une nouvelle scénographie orchestrée par “Spectaculaires,les Allumeurs d’images“ fait revivre, à travers des “bâtisseurs de lumière“, toute l’histoire du monument.



Dans les jardins de l'Evêché - Conception artistique Xavier de Richemont Paris (Photo Mathieu ANGLADA)
Dans les jardins de l'Evêché - Conception artistique Xavier de Richemont Paris (Photo Mathieu ANGLADA)
Cette immersion dans l’imaginaire se poursuit en direction des jardins de l’Evêché, sur la façade du musée des Beaux arts, de la collégiale Saint-André et jusque sur le vieux pont et les lavoirs du bord de l’Eure. On avance avec bonheur dans ce labyrinthe, guidés comme dans un conte par les lumières bleues sur la chaussée. Dans l’étroite  rue grimpante des Ecuyers, rémouleurs, porteurs d’eau, ramoneurs, vitriers projetés sur les murs vous interpellent au passage, tandis que sur les façades du Grenier à sel s’exposent les Riches heures du Duc de Berry… Au total, une trentaine de lieux prennent vie de façon insolite. Et tant pis si on se perd : le calme est parfait et l’ambiance sereine…
 

De gauche à droite : Détail de vitrail de la cathédrale© Office de Tourisme de Chartres; L'une des grandes rosaces de la cathédrale © Office de Tourisme de Chartres.
De gauche à droite : Détail de vitrail de la cathédrale© Office de Tourisme de Chartres; L'une des grandes rosaces de la cathédrale © Office de Tourisme de Chartres.
Les vitraux de la cathédrale et le Centre International du Vitrail : deux incontournables !

Eblouissants, stupéfiants de luminosité et d’expressivité… Les qualificatifs manquent pour dire l’effet ressenti devant les vitraux médiévaux de la cathédrale Notre-Dame inscrite au Patrimoine mondial ! Il s’agit tout simplement de la plus riche collection d'Europe en ancienneté et beauté. Dès l’entrée, c’est une élévation vers la lumière qui dure  tout au long des travées, des transepts et du chœur. Une impression quasi mystique. Plus de 5 000 personnages animent les 172 vitraux datant des XIIe et XIIIème siècles. Ils illustrent en un  gigantesque livre d'images la Bible et la vie des Saints. Ici et là, les blasons des grandes familles qui les ont commandés et, plus discrètement, les scènes de métiers des corporations qui les ont façonnés… Une lumière plus profane vous attend à la sortie. Mais ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire des vitraux et les techniques des maîtres-verriers peuvent prolonger l’immersion : le Centre International du Vitrail, installé à deux pas dans l’ancienne Grange aux Dîmes et son cellier aux voûtes ogivales, propose démonstrations, visites-conférences, ateliers d'initiation, stages de formation, cours d'histoire de l'Art. Des artistes contemporains du vitrail y sont régulièrement exposés. Avec, en prime, une exposition permanente des vitraux Renaissance provenant d’églises de Chartres démolies au moment de la Révolution et conservées précédemment dans l’église Saint-Pierre. Un ensemble  parfaitement restauré et qui démontre que cet art traditionnel n’a cessé de s’exprimer dans la ville, bien après le Moyen Age

De gauche à droite : L'un des façades entièrement mosaïquées de la maison-light de Raymond Isodore; Scène champêtre dans la petite chapelle bleue ; Décor de Mont Saint-Michel sur un mur de la cuisine (photos DR)
De gauche à droite : L'un des façades entièrement mosaïquées de la maison-light de Raymond Isodore; Scène champêtre dans la petite chapelle bleue ; Décor de Mont Saint-Michel sur un mur de la cuisine (photos DR)
Un petit détour pour une belle surprise : la Maison Picassiette

Il faut quitter le centre ville pour chercher en périphérie la maison discrète que Raymond Isidore, simple employé de ville, homme peu loquace, taciturne même, a fignolée tout au long de sa vie. Bienvenue dans ce surprenant univers bâti de ses mains, un petit frère du Palais du Facteur Cheval, à Hauterives dans la Drôme. Il construit d’abord trois pièces et commence à en décorer intégralement l’intérieur et l’extérieur des murs avec des morceaux de faïence, de porcelaine, de verre récupérés ici et là. Puis il passe au mobilier : lit, chaises, cuisinière, machine à coudre, vaisselle (bouts de porcelaine sur porcelaine…) : tout y passe, rien ne reste sans décor. Il prolonge ensuite la maison d’une “cour noire“ entièrement couverte de mosaïques, « une sorte de stèle, de sarcophage », dira-t-il aux curieux qui s’approchent.Au-dessus de cette stèle trône la cathédrale de Chartres, et tout autour une série d’autres cathédrales dont les modèles lui viennent en feuilletant un petit Larousse noir et blanc. Car l’homme n’a jamais quitté Chartres… Une chapelle aux scènes champêtres sur fond de mosaïques bleues, une “maison d’été“, un jardin et un potager intégralement décorés sont à découvrir au fond de cette propriété à laquelle il travaille jusqu’à sa mort en 1964. Depuis, c’est la ville qui assure l’entretien délicat et le gardiennage de cette étonnante création à la fois maison habitée et œuvre d’art brut à visiter.
 

 

Illuminations estivales sur l'église Saint-Pierre -©Conception artistique Xavier de Richemont Paris - ( Photo  François DELAUNEY)
Illuminations estivales sur l'église Saint-Pierre -©Conception artistique Xavier de Richemont Paris - ( Photo François DELAUNEY)
Pratique

“Chartres en Lumières“  

Parcours gratuit qui se tient jusqu’au 21 septembre autour de 22h. Le parcours découverte est possible en train touristique gratuit au départ des Maisons pour tous. Des visites guidées sont également organisées.
Renseignements à l’Office de Tourisme : 02 37 18 50 35
www.chartresenlumieres.com  

Centre international du vitrail
5, rue du Cardinal Pie
Ouvert toute l’année.
Renseignements au 02 37 21 65 72
www.centre-vitrail.org  

Maison Picassiette
22, rue du Repos
Tél. : 02 37 34 10 78 et 02 37 90 45 80
www.ville.chartres.fr
 
 

La nuit tombée, l’aventure commence dans le lacis des ruelles médiévales de Chartres (photo F.Delauney) )
La nuit tombée, l’aventure commence dans le lacis des ruelles médiévales de Chartres (photo F.Delauney) )


26/08/2013
Catherine Gary





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