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La longue Histoire de Plovdiv la Bulgare

A 135km au Sud Est de Sofia, capitale de la Bulgarie, Plovdiv est, par sa taille, la seconde ville du pays. Elle s’étend sur les bords de la Maritsa, une rivière devenue familière à l’oreille des Français lorsqu’une Bulgare nommée Sylvie Vartan, en fit une chanson. Avec 800 000 touristes en 2014 (dont près de 23% sont des visiteurs étrangers), Plovdiv vise les 3 millions de touristes pour 2019, année où elle sera sous les feux des projecteurs. 110 hôtels existent déjà et on murmure que des enseignes internationales lorgnent la cité bulgare.

Par Richard Bayon



Le théâtre antique construit à la fin du 1er et au début du IIème siècle. Il domine la ville Sud de Plovdiv et fait face à la chaîne des Rodopi. © www.bulgariatravel.org
Plovdiv réunit tous les styles architecturaux, témoignages de ses bonheurs, de ses heures de gloire, mais aussi de ses malheurs et des stigmates de son Histoire.

D'abord berceau des Thrace, peuple raffiné de l’Antiquité, puis Romaine, elle devient Cité Ottomane et Musulmane, ensuite  Orthodoxe avant de connaître sa période Soviétique. Cette ville Bulgare ne manque pas de charme, rythmée par une certaine nonchalance à la Grecque, sa voisine. C’est une porte vers le Sud Est de l’Europe, une perle dans les Balkans. Connue comme la ville aux sept collines (plus que six aujourd’hui), elle est la  plus vieille ville d’Europe, et c'est sans  doute à cause de cette richesse, historique et patrimoniale, que Plovdiv,  a été retenue comme Capitale Culturelle Européenne pour 2019.
 
 

De gauche à droite : Un pont Galerie Commerciale sur la Maritsa et l'Hôtel Novotel, une position stratégique au Coeur de la Ville sur les bords de la Maritsa © Richard Bayon; Entrée du Musée des Antiquités. © visit.plovdiv.com
Le centre-ville de Plovdiv se distingue par la ville nouvelle ou ville contemporaine, percée d’avenues et d’artères par où transite l’essentiel du trafic routier.

C’est là que se trouvent les plus grands témoignages urbains et architecturaux de l’ère stalinienne et soviétique. Bâtiments un rien austères, ensembles d’habitations collectifs, mais aussi des parcs et jardins disséminés tels un patchwork de verdure et de béton. Cette ville est humble et laborieuse, teintée d’une forme de nostalgie sans doute, pourtant aujourd’hui révolue. Ici où là, on trouve tout de même un musée des Antiquités, les restes d’une église Byzantine, ou encore un pont galerie commerçante, entièrement recouvert, pour enjamber la Maritsa.

Les rues piétonnes de KAPANA situées dans la Ville Basse du Vieux Plovdiv © Richard Bayon
Le cœur de la cité, c’est la vieille ville avec le « Vieux Plovdiv » ou plutôt les deux Vieux Plovdiv. Bienvenue dans la ville basse, avec le quartier de Kapana, en grande partie animé par un secteur piétonnier.

Il s’articule tout autour d’une longue rue, qui serpente sous une double rangée d’arbres à l’ombre protectrice. On y trouve une multitude de petits commerces, de cafés - bars aux terrasses accueillantes, et au beau milieu de la rue, à chaque printemps, une foire artisanale, où cohabitent artisans, artistes, et créateurs pour le plus grand plaisir des badauds qu’ils soient Bulgares ou touristes.

Immenses maisons de Maîtres et de Riches Marchands du Vieux Plovdiv... © www.bulgariatravel.org
Plovdiv se découvre au fur et à mesure qu’on arpente ses rues piétonnes pentues. Ici, un Café Turc dans une ancienne mosquée, là les restes d’un stade romain où athlètes et gladiateurs faisaient leur show.

Puis au détour de ces ruines romaines, étonnamment bien conservées, on fait un bond dans le futur avec des galeries commerçantes, des cafés restos branchés aux terrasses secrètes, quasi privatives, où le temps n’a pas de prise Et le meilleur est à venir, lorsqu’on gravit les pentes raides du vieux Plovdiv.  On est transporté deux siècles en arrière avec des rues pavées un rien chaotiques mais au charme certain. Des maisons de maîtres, de seigneurs, et de riches marchands ottomans, souvent pourvues de vastes jardins en terrasses. Des maisons colorées à étages, toutes de bois vêtues et embellies de multiples fenêtres et jalousies, pour voir sans être vu. A visiter ces maisons de maîtres, on comprend la vie de cour en miniature qui s’y déroulait. On assiste voyeur à la vie de l’homme public, qui se jouait à tel étage, à celui où la famille avait droit de cité, et aussi aux alcôves ou certaines favorites n’avaient qu’un droit : être au service de leur maître et amant.

La Bulgarie a la double culture Bière et Vins en matière de boissons à table... © Richard Bayon
Il y a aussi le théâtre antique construit à la fin du 1er et au début du IIème siècle. Il domine la ville Sud de Plovdiv et fait face à la chaîne des Rodopi.

Construit sous le règne de l’Empereur Trajan, les combats de gladiateurs et les jeux de  chasse s’y déroulaient devant 6000 spectateurs. Restauré en 1981, il ne peut aujourd’hui en accueillir que 3500, mais il a trouvé sa place dans les programmations culturelles de la ville. Enfin, on ne peut présenter Plovdiv sans évoquer sa route des vins, toute proche, appelée la « Route des Vins des Rodopi », mais aussi « la Vallée des Roses » au nord, vers la chaîne des Balkans, « la Vallée des Thraces », et aussi « la Route des Monastères ».

 
 

Plus d'infos

En haut et de gauche à droite : Hôtel Novotel situé au Centre de Plovdiv; Toujours dans la Vieille Ville Ottomane de Plovdiv Folklore et Ruelles étroites dans la Ville Haute ; En bas de gauche à droite : Eglise Byzantine ; Vue d'un autre angle sur le Théâtre Antique de Plovdiv. © www.bulgariatravel.com

Vue aérienne sur Plovdiv qui est, par sa taille, la seconde ville Bulgare. Elle s’étend sur les bords de la rivière Maritsa. © www.bulgariatravel.com


18/07/2015
Richard Bayon




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