Culture

La mer en partage : le festival breton qui transforme un port en galerie à ciel ouvert

Il y a des événements qui s'annoncent. Et il y en a d'autres qu'on ressent. Le Festival Photo La mer en partage, c'est clairement le deuxième type.
par Fabrice Frossard



Chaque été depuis 2012, les communes du Guilvinec et de Léchiagat, dans le Finistère, se métamorphosent. Les quais de pêche deviennent des cimaises. Les murs respirent. Cinq kilomètres de déambulation en plein air, 300 photographies accrochées face à l'océan, et une fréquentation qui dépasse les 70 000 visiteurs par saison. Pas mal pour un festival né de la conviction de trois passionnés.
Cette année, c'est la 16e édition. Elle s'ouvre sur un changement de nom — le festival abandonne son ancien titre L'Homme et la mer pour adopter La mer en partage — et sur une thématique qui tombe juste : que faisons-nous de cette immensité bleue qui couvre les deux tiers de la planète ?
Chaque été depuis 2012, les communes du Guilvinec et de Léchiagat, dans le Finistère, se métamorphosent. Les quais de pêche deviennent des cimaises. Les murs respirent. Cinq kilomètres de déambulation en plein air, 300 photographies accrochées face à l'océan, et une fréquentation qui dépasse les 70 000 visiteurs par saison. Pas mal pour un festival né de la conviction de trois passionnés.
Cette année, c'est la 16e édition. Elle s'ouvre sur un changement de nom — le festival abandonne son ancien titre L'Homme et la mer pour adopter La mer en partage — et sur une thématique qui tombe juste : que faisons-nous de cette immensité bleue qui couvre les deux tiers de la planète ?

17 photographes, autant de réponses

Le comité artistique a sélectionné 17 séries. Aucun consensus mou. On passe de la banquise groenlandaise aux îles du golfe Persique, des chantiers navals de Saint-Nazaire aux communautés indigènes qui s'effacent sous la montée des eaux au Panama.
Axelle de Russé photographie les pôles à l'infrarouge — les zones les plus chaudes du paysage deviennent magenta à la prise de vue. Résultat : des images d'une beauté dérangeante qui rendent presque visible ce que l'œil refuse de voir. Parisa Bajelan, elle, raconte une île iranienne où une femme a convaincu tout un village de protéger les œufs de tortues marines plutôt que de les consommer. Manon Lanjouère transforme des déchets plastiques en cyanotypes inspirés de l'herbier de la pionnière Anna Atkins — des formes qui imitent le vivant pour mieux dénoncer ce qui le menace.
Il y a aussi les portraits de pêcheurs du Raz de Sein signés Gaëlle de Trescadec, dix ans d'immersion au plus près des ligneurs. Les nomades de mer Badjaos que documente Pierre de Vallombreuse depuis des décennies. Et les traversées silencieuses d'Éric Laforgue, photographiées à bord de ferries , ces instants suspendus où l'on ne sait plus très bien si l'on part ou si l'on revient.

Un port comme terrain de jeu

Tout se visite à pied, librement, gratuitement. L'inauguration a lieu le 29 mai, en présence des photographes. Les mercredis de juillet et août, des visites guidées sont proposées à 11h. Les 21 juillet et 18 août : marathons photo. Le 13 août, une vente des tirages au profit du festival et de la SNSM.

Festival Photo La mer en partage

Du 29 mai au 30 septembre 2026 
Guilvinec • Léchiagat (Finistère, Bretagne) 
Entrée libre — www.festivalphotoduguilvinec.bzh


26/05/2026
Fabrice Frossard




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