Reportage

Le Wild Atlantic Way : l'Irlande à perte d'horizon !

De Cork au sud au Donegal au nord, 2500 km de routes sauvages, sur la côte ouest, pour découvrir les anciennes traditions de l’Irlande, des paysages d’exception au pays du Gaeltacht (où l’on parle le gaélique)

Par André Degon



A bord du Pont-Aven l'aventure commence à Roscoff. A deux heures du matin, le navire quitte la Manche pour l’Atlantique et ce n’est que dans la matinée que l’on atteint Cork, deuxième ville d’Irlande, ou plutôt le port de Ringaskiddy, terme de notre traversée.(Crédit photo DR)
L’Irlande est une île. Alors quoi de plus naturel que de s’y rendre en bateau. Avec un ferry, pas besoin de louer une voiture. Et puis, on a le temps de se préparer, d’anticiper la découverte de ce pays si singulier où la nature est tellement forte que l’homme fait corps avec elle.


C’est surtout vrai dans l’ouest où la terre se fond avec la mer, témoins ces presqu’îles, ces promontoires qui s’engloutissent dans l’Atlantique. Devant cette présence si forte des éléments, on comprend alors pourquoi mythes et légendes sont encore très présents.


L’aventure commence à Roscoff dans un pays gaélique frère. Pour qui est curieux, la croisière de nuit permet d’apprendre à reconnaître les phares par le nombre de leurs éclats qui balayent la nuit éclairée par la lune. A deux heures du matin, le navire quitte la Manche pour l’Atlantique et ce n’est que dans la matinée que l’on atteint Cork, deuxième ville d’Irlande, ou plutôt le port de Ringaskiddy, terme de notre traversée.

Faire connaître l'Ouest du pays

le Wild Atlantic Way irlandais : 2500 kilomètres du sud au nord, de Cork au Donegal, la plus longue route côtière au monde, siglée avec des panneaux spécifiques (ww) pour que le voyageur automobiliste ne se perde pas à la découverte de ces paysages somptueux. (Crédit photo André Degon)
Forts du constat que la grande majorité des visiteurs se concentrent sur la capitale Dublin et la côte est, les responsables du tourisme irlandais ont eu la bonne idée, pour mieux faire connaître l’ouest du pays, de baliser les routes de la côte qui suivent la découpe des terres au-dessus de la mer afin de proposer un itinéraire routier en plusieurs tronçons.

Résultat : à l’instar de la Pacific Coast Highway californienne ou de la Great Ocean Road australienne, a été inaugurée au printemps dernier, le Wild Atlantic Way irlandais  : 2500 kilomètres du sud au nord, de Cork au Donegal, la plus longue route côtière au monde, siglée avec des panneaux spécifiques (ww) pour que le voyageur automobiliste ne se perde pas à la découverte de ces paysages somptueux. Plages de sable fin, promontoires déchirés par l’Atlantique, ports de pêche abrités, le circuit traverse une quinzaine de sites naturels, des péninsules du Kerry, au Grand Nord irlandais avec les plages de Silver Strand en passant par le romantique Connemara. Tout le monde a en tête la chanson de Michel Sardou, alors nous avons voulu en voir le cœur net et découvrir cette région de lacs aux espaces sauvages.

Pour atteindre Galway, la porte du Connemara, il faut emprunter l’autoroute M18, puis à Ennis continuer par la N85

les Cliffs of Moher, les falaises les plus célèbres d’Irlande. Hautes de 215 mètres, elles s’étendent sur 8 kilomètres entre Hag’s Head et O’Brien’s Tower. (Crédit photo André Degon)
Au départ de Cork la N20 conduit à Limerick, cité fondée par les Vikings en 812 et administrée par les Normands au XIe siècle avec notamment la construction du château du roi Jean et la cathédrale Sainte-Marie. Restauré, le château abrite un musée et des fouilles ont mises à jour des restes de la présence viking.

Pour atteindre Galway, la porte du Connemara, il faut emprunter l’autoroute M18, puis à Ennis continuer par la N85. Il suffit de suivre les panneaux du Wild Atlantic Way pour découvrir les Cliffs of Moher, les falaises les plus célèbres d’Irlande. Hautes de 215 mètres, elles s’étendent sur 8 kilomètres entre Hag’s Head et O’Brien’s Tower. De ce belvédère construit en 1832 pour les touristes par sir Cornelius O’Brien, on peut, par beau temps, apercevoir les iles d’Aran, la baie de Galway et les Maumturk Montains du Connemara.
C’est le paradis des oiseaux marins, macareux, guillemots, pétrels ou cormorans et on peut, si l’on est patient, faire la rencontre de la sirène de Moher.
La légende raconte qu’un pêcheur aperçut un jour sur un rocher une sirène, il engagea la conversation et voulut la capturer pour en faire sa femme. Pour cela, il lui subtilisa sa cape magique sans laquelle elle ne pouvait retourner à la mer et la cacha dans sa maison. De dépit, la sirène accepta de se marier avec lui et ils eurent deux enfants. Mais un jour qu’il était à la pêche, la sirène trouva sa cape. Elle s’enfuit vers la mer et l’homme et ses enfants ne la revirent jamais. Alors si vous rencontrez la sirène, ne lui subtilisez pas sa cape magique, elle serait trop malheureuse.

Les îles mystérieuses

Arrivée sur les îles d'Aran a bord du ferry qui dessert Inishmore, la plus grande des trois îles d’Aran (14 km de long, 3 km de large), au large de la baie de Galway (Crédit photos André Degon)
Vers le nord, la route mène à Doolin, petit village côtier connu pour ses trois pubs où la musique bat son plein tous les soirs. C’est aussi le point de départ du ferry qui dessert Inishmore, la plus grande des trois îles d’Aran (14 km de long, 3 km de large), au large de la baie de Galway.

En fait ferry est un bien grand mot pour la vedette de la Doolin Ferry Company qui ne prend que des passagers. 1h30 de traversée. Mais attention quand le vent vient du nord-est, la houle suit. Mieux vaut s’asseoir à babord pour éviter la douche. Les îles d’Aran (d’ouest en est, Inishmore, Inishmaan et inisheer) sont le prolongement du plateau karstique du Burren. Leur histoire se perd dans la nuit des temps et les ruines de forts en pierres sèches (dùns) attestent d’un peuplement ancien qui remonte à l’âge de fer (800 ans A.J.-C.). Le plus spectaculaire d’entre eux, Dùn Aengus, étrange assemblage de pierres sèches tourné vers le large, se trouve en haut d’une colline, aux confins d’une falaise qui se précipite dans la mer du haut de ses 100 mètres. Entre les gerbes d’écumes, on peut distingués les nids des milliers d’oiseaux qui ont trouvé refuge sur ces parois inaccessibles.

Au centre de deux murs protecteurs entourés d’un côté d’une sorte de chevaux de frise, une plate-forme de pierres plates pourrait avoir été un lieu de sacrifice.

De ce peuplement, on sait peu de choses. La légende raconte que l’archipel aurait été colonisé par les habitants d’Atlantis fuyant le naufrage de leur continent…Entre les forts, le grand nombre de chapelles rappelle que les iles d’Aran furent christianisées au VIe siècle par Enda d’Aran, le père du monachisme irlandais. La tradition veut que son corps repose sous l’autel de Teaghlach Einne (la maison d’Enda), une petite église rectangulaire dont il ne reste plus que ruines, près du rivage. L’illustre moine serait entouré par les tombeaux de cent vingt saints.


L'économie de l'île d'Inishmore repose sur la pêche et le tourisme

L'économie de l'île d'Inishmore repose sur la pêche et le tourisme (Crédit photo André Degon)
L’arrivée à Inishmore se fait au port de Kilronan. Sur la jetée, les propriétaires de petites carrioles à chevaux se disputent le visiteur. C’est que, avec la pêche, le tourisme représente une part importante de l’économie de l’île.


Le meilleur moyen de visiter l’île est encore de louer une bicyclette et avec assistance électrique, c’est encore mieux. Les chemins serpentent entre les minuscules champs entourés de murets de pierres semblables aux cases d’un échiquier géant. La terre arable est rare sur ces îles que le dramaturge John Millington Synge décrivait comme des « champs de rocs nus ».La pierre est omniprésente et tous ces petits murs assemblés au fil des siècles pour dégager un peu d’humus, de terre, dénote un attachement à un « pays » au premier abord pauvre et inhospitalier, mais pourtant farouchement attachant.


C’’est sans doute ce que viennent chanter les musiciens au pub Ti Joe Watty’s, lieu incontournable pour « se poser » et déguster un fish & ships après avoir acheté un pull d’Aran à la boutique du port. A l’origine, ces pulls étaient tricotés à la main avec de la laine naturelle (bàinim) filée à la maison provenant des moutons de l’île. On raconte que les femmes tricotaient à leur mari des chandails aux motifs différents pour pouvoir les reconnaître lors d’un naufrage.

La porte du Connemara

A Galway Il fait bon flâner dans les rues aux boutiques colorées. C’est dans Quay str. que l’on trouvera le plus grand choix de pulls d’Aran. Au numéro 1, la bijouterie Thomas Dillon créée en 1750 est réputée pour ses bijoux celtiques comme la célèbre bague de Claddagh, anneau traditionnel irlandais. (Crédit photos DR et André Degon)
Galway, passage obligé sur le Wild Atlantic Way vers le Connemara, appelée également la ville « la plus irlandaise d’Irlande ». Ce troisième port maritime du pays, fondé au XIIIe siècle sur la rive orientale de l’estuaire de la Corrib est également une cité où l’on aime faire la fête.

Le week-end, pubs et bars traditionnels ne désemplissent pas. En juillet se déroule le Galway Art Festival suivi du Galway Theatre Festival qui a lieu en octobre. Il fait bon flâner dans les rues aux boutiques colorées. C’est dans Quay str. que l’on trouvera le plus grand choix de pulls d’Aran. Au numéro 1, la bijouterie Thomas Dillon créée en 1750 est réputée pour ses bijoux celtiques comme la célèbre bague de Claddagh, anneau traditionnel irlandais. Un peu plus loin, dans Shop str., près de Lynch’s Castle, les gourmands trouveront leur bonheur à l’épicerie fine Mc Cambridge’s connue dans toute la ville notamment pour ses saucisses, ses flocons d’avoine, ses fromages irlandais. Restaurant au premier étage. Dans le quartier de Bowling Green, c’est la plus petite maison. Habitée pendant un temps par Nora Barnacle, femme et muse du grand écrivain irlandais James Joyce – le couple eut son premier rendez-vous dans ces murs le 16 juin 1904 – la maison est ouverte au public depuis 1987. Si vous êtes fan de danses et de musique irlandaises, deux adresses le « Siege of Ennis » ou le « Walls of Lemerick », il paraît que l’on ne peut résister aux rythmes…

La beauté sauvage

Tous les ans, Clifden, la capitale du Connemara accueille le Connemara Pony Show, le plus grand rassemblement du monde de poneys; 1ère photo à gauche les célèbres Twelve Bens ou Twelve Pins, ensemble de douze montagnes réputées pour la randonnée et l’escalade. (Crédit Photos André Degon)
le carrefour des principales routes du Connemara. Au loin, sur la droite, les Maumturk Mountains culminent à 701 mètres. En face, les célèbres Twelve Bens ou Twelve Pins, ensemble de douze montagnes réputées pour la randonnée et l’escalade.

Point culminant, le Benbaum, 729 mètres. Sur les contreforts, entre les vieux murs en pierre, les poneys broutent l’herbe maigre en compagnie des moutons à tête noire. L’agneau des monts du Connemara est réputé pour la tendresse de sa viande. Quant au poney, résistant et fiable, à la robe grise, résultat d’un croisement avec des chevaux ibériques et des purs sangs arabes, il est connu dans le monde entier comme excellent pour le saut d’obstacle. Tous les ans, Clifden, la capitale du Connemara accueille le Connemara Pony Show, le plus grand rassemblement du monde de poneys où se rencontrent maquignons endimanchés et acheteurs potentiels.

Port de Roundstone,île de Inishlacken et après Ballinafad découverte de la propriété de Ballynahinch...

île de Inishlacken et après Ballinafad découverte de la propriété de Ballynahinch..(Crédit photos DR).
Après la petite ville de Recess, la R341, sur le Wild Atlantic Way, conduit au charmant port de Roundstone, au pied du mont Errisberg. Superbe panorama sur les petites maisons blanches, et l’île de Inishlacken.


Pas vraiment habité cet ilot à 10 minutes de Roundstone, quelques ruines témoignent d’une présence passée, certaines ont été rachetées. Il est vrai que le lieu entre ciel et mer est un vrai refuge loin de tout. C’est là, dans la baie que John et Marty relèvent leurs casiers à homards pour le plus grand plaisir des touristes. Et grillés au feu de tourbe sur l’île de Inislacken, c’est un vrai bonheur. Pour rentrer à Roundstone, il suffira seulement de respecter les heures de la marée pour éviter les désagréments d’un embarquement périlleux.


En reprenant la R341, après quelques kilomètres prendre à gauche après Ballinafad pour découvrir la superbe propriété de Ballynahinch.


Ce vieux manoir du XVIIIe siècle a appartenu en 1926 à un prince indien, champion de cricket, Ranji Jam Sahib of Nawanagar avant de devenir en 1945 un hôtel connu de l’élite des pêcheurs de saumons du monde entier.Bâti sur la rivière du même nom, au cœur d’une végétation luxuriante, Ballynahinch Castle Estate accueille aussi bien les pêcheurs que les randonneurs où tout simplement les amoureux de la nature. Plaisir de déguster un whiskey au bar « Vieux monde » devant un feu de tourbe.

Après Clifden, port et ville de marché aux maisons multicolores, la N59 passe par Kylemore Abbey

De gauche à droite : Abbeyglen Castle, Sky rd, Clifden; Après Clifden, port et ville de marché aux maisons multicolores, la N59 passe par Kylemore Abbey (Crédit photos DR)
Ce domaine de 6 000 hectares situé au pied du mont Garraun, sur le lough Pollacapall était à l’origine un pavillon de chasse lorsque Mitchell Henry, riche politicien anglais de Manchester l’offrit à sa femme Margaret en guise de cadeau de noce.

Il entreprit alors de construire un château en 1867. Quatre années plus tard, il avait une demeure dotée de tous les équipements les plus modernes : électricité, monte-charges, serres chauffés, bouches d’incendie… Il améliora la vie des villageois alentours en les faisant également bénéficier du progrès. Mais le malheur s’abattit sur lui. Il perdit sa femme de la dysenterie en Egypte puis une de ses filles. A cela s’ajouta un revers de fortune. Il dut vendre son domaine au duc de Manchester, un joyeux joueur qui dilapida la fortune de sa femme, une riche américaine dont le papa avait fait fortune dans le pétrole. Le domaine tomba dans les mains du banquier.

En 1920, la propriété fut acquise par la communauté bénédictine des Dames irlandaises d’Ypres après la destruction de leur abbaye en Belgique en 1915.

Le château fut réaménagé, une école de jeune fille fondée en 1923 (elle a fermé en 2010 par manque de sœurs). En 1993 pour financer la restauration de l’abbaye, les sœurs décidèrent d’ouvrir le château au public.Les jardins victoriens ainsi qu’une partie des serres furent refaits à l’identique. Kylemore Abbey est un lieu d’un romantisme fou, le rêve d’un homme pour sa femme. Bien qu’il fut anglais, Mitchell Henry sut se faire aimer dans ce Connemara qu’il affectionnait particulièrement. Sur le Wild Atlantic Way, Kylemore Abbey est un lieu incontournable, et en plus les scones du salon de thé sont un vrai délice.AD

Plus d'infos

De haut à droite ; 1/Le musée Hunt; 2/ Le King John’s Castle; 3/ Bunratty folk park; 4/ Balade en vélo sur l'île d'Aran; 5/ Les pubs colorés de Galway ; 6/ Le très charmant port de Roundstone (Crédit photos André Degon et DR)
Comté de Limerick
 
A Limerick


Le musée Hunt, Custom House, Rutland str. Tel. 061 31 28 33.
Dans l’ancienne maison de la douane, très belle collection d’objets médievaux et celtiques. Œuvres de Picasso, Renoir, Henry Moore.

Le King John’s Castle, Nicholas str., King’s island. Tel.061 36 07 88. Edifiée vers 1200, cette citadelle anglo-normande était le plus formidable ouvrage défensif de l’ouest irlandais. Au centre du château des vestiges d’habitations viking ont été mises à jour. Musée retraçant la période normande et l’époque de la Réforme. Spectacles en costumes.

Un bon restaurant à Limerick : Cornstore, 19, Thomas Saint-Limerick. Tel. 061 609 000. Restaurant traditionnel, beau décor en bois, produits locaux, spécialités : viandes et fruits de mer. Au cœur de la ville, accueil chaleureux. Compter pour trois plats 26 euros.

A Bunratty

Bunratty folk park. Tel. 061 36 07 88. A l’ouest de Limerick. Autour d’un château médiéval du XVe siècle, un écomusée retraçant la vie quotidienne d’un village du XIXe siècle (la rue principale, l’école, les fermes, les moulins…). Attractions, banquets, danses médiévales.Ne pas manquer le pub Durty Nelly, sur la route, à l’entrée. Connu dans toute l’Irlande depuis 1620 pour son irish coffee.Bonne nourriture traditionnelle. Plats, environ 25 euros.
 






Les iles d’Aran

Pour s’y rendre : En bateau au départ de Doolin, compter 1h30 pour Inishmore, la plus grande et la plus occidentale des trois îles. Doolin2 Aran Ferries  tel. 065 707 59 49
En avion au départ de Connemara Airport (30mn de Galway) avec Aer Arann :49 euros/pers. AR. Vol de 15 mn (possibilité de faire un scenic flight de 30 mn pour 60 euros, superbe !). AS : 25 euros. Possibilité de panacher bateau-avion, mais prévoir le transfert de la voiture entre  Doolin et l’aéroport. Aer Ann Islands, tel. 091 59 30 34.
Se déplacer : location de vélos. Aran Bike Hire, tel. 099 611 32.Tous type de vélos dont des vélos éléctriques.
Où se restaurer : Ti Joe Watty’s. Tel. 086 049 45 09.Une institution. Un pub très famille, bel accueil, nourriture simple et chaleureuse.Fish & Ships 9,90 euros ; Irish stew 13,50 euros.
A voir : sur Inishmore le fort Dùn Aengus et ses falaises, le site des Sept églises. Utiliser les services d’un guide pour comprendre ce que sont les iles d’Aran et ce qu’elles représentent dans l’histoire irlandaise.
 
Connemara

La ville de Galway à l’embouchure de la Corrib, aux rues animées, avec plein de boutiques pour acheter les fameux pulls d’Aran.
A Roundstone, la boutique-atelier de Malachy Kearn. Tel. 095 35 808. 
Ce fabricant de bodhran (prononcez « bawraa-n »), célèbre tambour irlandais destiné à donner la cadence aux joueurs de cornemuse, est connu dans le monde entier.
Kylemore Abbey. Tel. 095 52 000 .Au départ de Galway, prendre la N59 vers Clifden, puis la R344 qui retrouve la N59. Kyemore Abbey se trouve près de Letterfrack.

 

De haut en bas : 1/Le G Hôtel, Wellpark, à Galway; 2/ Ballynahinch castle estate à Recess; 3/ Abbeyglen Castle, Sky rd, Clifden; 4/
Où séjourner

Dans le Connemara

Le G Hôtel, Wellpark, Galway. Tel. 091 77 84 56. 
Le seul cinq étoiles de la ville au design intérieur étonnant. Mélange de couleurs pétantes roses, noires, vertes, de matériaux surprenant que l’on doit au créateur Philip Treacy, célèbre modiste dont les chapeaux ont fait les plus grands défilés de haute coutures et coiffé les têtes les plus précieuses de la planète people. Les lustres de Tom Dixon le dispute aux cristaux de Swarovski à la réception, les peintures de Linda Evangelista à la photographie de Marilyn Monroe par Cecil Beaton dans les salons.
Excellent restaurant. En 3 plats, de 25 à 49,50 euros.
Avec Brittany Ferries, la nuit pour deux à partir de 170 euros.


Ballynahinch castle estate à Recess. Tel 095 31 006.
A l’est de Clifden, avec en arrière plan les Maumturk mountains, superbe établissement de style victorien sur la rivière Ballynahinch. Pour les amateurs de pêche à la mouche (truites et saumons), les randonneurs et les amoureux des ambiances luxe casual. Cheminée au feu de tourbe et whiskey…What else !
Avec Brittany Ferries, la nuit pour deux à partir de 180 euros.




Abbeyglen Castle, Sky rd, Clifden. Tel. 095 21 201
Au-dessus de Clifden, un beau domaine très famille datant du XIXe siècle. Et quand le propriétaire Brian Hughes, prend sa guitare après le dîner, le bar résonne de chants traditionnels qui font vibrer les verres de Guinness.
Avec Brittany Ferries, la nuit pour deux à partir de 160 euros.



Dans le comté de Clare


Falls hotel & spa, Ennistymon. (à l’est des falaises de Moher). Tel. 065 707 10 04.
Jouxtant la rivière Cullenagh, un établissement très bien situé géographiquement. Chambres spacieuses, grandes salles de réception. Belle piscine, mais l’ensemble fait un peu vieillot.
Avec Brittany Ferries, la nuit pour deux à partir de 98 euros euros.

                                     

La traversée dure 14 heures à bord du fleuron de la flotte, le Pont-Aven, grand navire moderne et confortable avec piscine, cinémas, boutiques, espace de remise en forme, bars, restaurants, self-service.(Crédit photo André Degon et DR)
Comment y aller



Ferry-boat : au départ de Roscoff, le vendredi soir, Brittany Ferries effectue une rotation par semaine vers Cork (retour de Cork le samedi soir). De quoi passer une bonne semaine de dépaysement et de découvrir en voiture et en famille ce pays si singulier et attachant. La traversée dure 14 heures à bord du fleuron de la flotte, le Pont-Aven, grand navire moderne et confortable avec piscine, cinémas, boutiques, espace de remise en forme, bars, restaurants, self-service.

Six manières de passer la nuit, du siège en salon (10 ou 20 euros selon saison) à la cabine Commodore spacieuse avec terrasse (de 269 à 410 euros selon saison), espace privatisé. Une bonne cabine deux personnes (de 65 à 99 euros selon saison) fait très bien l’affaire.

A l’occasion de la création du Wild Atlantic Way, Brittany Ferries propose trois itinéraires routiers d’une semaine sur la côte ouest : le Nord-ouest sauvage, le Connemara et le Kerry au sud-ouest.

Autotours à partir de 413 euros par pers. (base deux adultes).
8j/7n comprenant la traversée avec une voiture et 7 nuits en B&B avec irish breakfast. Possibilité de panacher avec les hôtels décris ci-dessus.L’hébergement à bord du navire n’est pas compris.
Brittany Ferries : 0 825 828 828 (0,15 euros/min.).
 
Avion :
Aer Lingus.
http://www.aerlingus.com/fr



Wild Atlantic Way, ce qu’il faut savoir.

Bâti sur la rivière du même nom, au cœur d’une végétation luxuriante, Ballynahinch Castle Estate accueille aussi bien les pêcheurs que les randonneurs où tout simplement les amoureux de la nature (Crédit photo DR)
Sur les 2500 km, du nord au sud de la côte ouest, le Tourisme irlandais propose « Cinquante secrets » : cinquante lieux (points de vue, paysages…), rencontres (artistes, musiciens, pêcheurs), randonnées (à pied, à dos de poney, en vélo…), ballades en bateau, pubs et restaurants. Une manière d’aller à la rencontre des habitants qui jouent le jeu de l’accueil.

Brochure à disposition sur
:
www.irlande-tourisme.fr
 
 

Le Wild Atlantic Way,De Cork au sud au Donegal au nord, 2500 km de routes sauvages, sur la côte ouest de l'Irlande (Crédit photo DR)


07/07/2014
André Degon




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