Paris, la ville lumière
- Enseignes lumineuses. Surimpression réalisée pour le reportage "Aux sources de l'énergie" de l'ouvrage La France travaille. Paris, 1931. © François Kollar / Bibliothèque Forney / Roger-Viollet. 2- Place Pigalle. Café "Aux Pierrots", à l'angle du boulevard de Clichy et de la rue Houdon, la nuit. Paris (9e), 1948. Photographie de René Giton dit René-Jacques (1908-2003). ©René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet. 3- Exposition internationale des arts et techniques de la vie moderne de Paris, 1937. Pavillon de la Presse aux pieds de la Tour Eiffel de nuit. ©Pierre Jahan / Roger-Viollet.
Paul Morand dans sa préface du livre du photographe Brassaï : Paris la nuit, paru en 1933 aux éditions Arts et Métiers graphiques, écrit : « la nuit n’est pas le négatif du jour ». Ce sentiment est vite partagé dès les premiers regards au vu des photographies présentées. Toutes ces belles de nuit, célèbrent le règne de la lumière artificielle, nouvellement domestiquée, venue se substituer à la clarté du jour.
Nous sommes à une époque de compétition entre éclairage au gaz et éclairage électrique. Cette rivalité perdure jusqu’au milieu du XXème siècle où la capitale décide de la création d’un réseau de distribution d’électricité, notamment en vue de l’exposition universelle de 1889 et l’avénement de la Tour Eifel.
La nuit ne nuit pas au jour
Sculptée de néons et autres artifices, la nuit souligne l’architecture de la capitale, révèle les joies des noctambules sans abolir complètement certaines pénombres refuges de mille aventures où viennent parfois flirter quelques étincelles de lumière.
Pour cette exposition, la galerie Roger-Viollet a sélectionné 70 photographies. Sans algorithme redresseur d’erreurs, leurs auteurs, et pas des moindres, expérimentent de nouvelles techniques, usent de longs temps de pose et délivrent de sublimes photographies dont la majorité en noir et blanc soulignent les éclats de la nuit.
Tous ces photographes, Brassaï, Janine Niépce (parente éloignée de Nicéphore Niépce, l’inventeur de la photographie), René Jacques et bien d’autres, avaient-ils déjà à l’esprit ce qui deviendra le titre d’un roman de Raphaëlle Billetdoux (paru en 1985) qui résume à lui seul, sans le vouloir, le contenu de cette exposition : «Mes nuits sont plus belles que vos jours» …
Exposition Paris, ouvert la nuit
4- Bal du 14 juillet, rue de Lappe. Paris, années 1950. © Janine Niépce / Roger-Viollet. 5- "Le Monocle", cabaret pour femmes, à Montparnasse. Paris, vers 1930. © Collection Roger-Viollet. 6- Le pont de l'Archevêché et la cathédrale Notre-Dame illuminés. Paris (4e), 1965-1970. ©Ray Halin / Roger-Viollet.
Jusqu’au 3 octobre 2026 à la Galerie Roger-Viollet
6, rue de Seine, 75006 Paris
Du mardi au samedi de 11 à 19 heures
Tél : 01 55 42 89 09 et www.galerie-roger-viollet.fr
Bon à savoir : les 70 tirages modernes présentés sont numérotés en édition limitée à 30 exemplaires que l’on peut acquérir.