DE MANNEQUIN VEDETTE À PHOTOGRAPHE DE GUERRE
Photo haut à gauche. Lee Miller. Le photographe David E. Scherman habillé pour la guerre David E. Scherman, dressed for war Dean House, 4 Dean Street, Londres 1942 © Lee Miller Archives England 2026. All Rights Reserved. Photo bas à gauche. Lee Miller. Mannequin (Elizabeth Cowell) portant une tenue de Digby Morton Model Elizabeth Cowell wearing Digby Morton Suit Middle Temple, Londres 1941 © Lee Miller Archives England 2026. All Rights Reserved. Photo au centre. Photographe inconnu. Lee Miller avec son appareil lors d’une séance photo Schiaparelli pour Vogue. Lee Miller with camera on Schiaparelli fashion assignment for Vogue Musée d’Art Moderne, Paris 1945 © Lee Miller Archives England 2026. All Rights Reserved. Photo à droite. Lee Miller. Modèle avec ampoule. Model with lightbulb. Vogue studio, Londres vers 1943 © Lee Miller Archives England 2026. All Rights Reserved.
Ce n’est qu’après la mort de Lee Miller (1907-1977), née aux États-Unis, que son fils Antony redécouvre l’œuvre et la vie de sa mère dont il ignorait tout. Les quelques 60 000 négatifs, photos, journaux et notamment son travail pour les Vogue anglais et américain, dormaient dans le grenier familial de Farleys House à Chiddingly, en Angleterre.
De son vivant on peut dire que son talent, sa carrière furent en partie estompés par son attirante beauté et son activité de modèle. Sa vie fut un temps frivole, très souvent aventureuse et toujours à la recherche de nouveautés. Puis, l’ancien mannequin, devenu photographe, s’affranchit du regard des autres en affirmant son propre regard.
Cette exposition, riche de près de 250 tirages, dont plusieurs inédits, se décline en plusieurs sections comme autant de chapitres d’une vie particulièrement riche. Nous la suivons de New York à Paris, du Caire à Londres pendant le Blitz. Puis de nouveau en France et en Allemagne sur les théâtres de la Seconde Guerre mondiale.
À l’hiver 1942, Lee Miller est l’une des rares femmes photographes à obtenir une accréditation de correspondante de guerre des États-Unis. Ses reportages paraissent dans le Vogue britannique ou américain.
De son vivant on peut dire que son talent, sa carrière furent en partie estompés par son attirante beauté et son activité de modèle. Sa vie fut un temps frivole, très souvent aventureuse et toujours à la recherche de nouveautés. Puis, l’ancien mannequin, devenu photographe, s’affranchit du regard des autres en affirmant son propre regard.
Cette exposition, riche de près de 250 tirages, dont plusieurs inédits, se décline en plusieurs sections comme autant de chapitres d’une vie particulièrement riche. Nous la suivons de New York à Paris, du Caire à Londres pendant le Blitz. Puis de nouveau en France et en Allemagne sur les théâtres de la Seconde Guerre mondiale.
À l’hiver 1942, Lee Miller est l’une des rares femmes photographes à obtenir une accréditation de correspondante de guerre des États-Unis. Ses reportages paraissent dans le Vogue britannique ou américain.
« Je préfère de loin prendre une photo que d’en être une »
En voyant la dernière salle de l’exposition, ne peut que saluer son courage, sa volonté et de son acharnement à monter la réalité de la nature humaine et son dégoût pour les crimes perpétués par les nazis.
Après le Débarquement de juin 1944, elle suit l’avancée des troupes alliées, et se trouve en première ligne sur le front lors de la libération de Saint-Malo.
En avril 1945, aux côtés du photographe de Life David E. Scherman, Lee Miller se rend à Dachau et Buchenwald le lendemain de la libération des camps par l’infanterie américaine. À Munich, ils entrent dans l’appartement déserté d’Hitler. Quelques heures après la mort du führer dans son bunker, Lee Miller et David Sherman se mettent en scène dans sa salle de bains : "Je me suis lavée de la boue de Dachau dans la baignoire d’Hitler."
Elle retourne en Angleterre où elle épouse Roland Penrose en 1949 et tente d’oublier les horreurs passées comme le font nombre de personnes qui se sont tues après les avoir vécues
Après le Débarquement de juin 1944, elle suit l’avancée des troupes alliées, et se trouve en première ligne sur le front lors de la libération de Saint-Malo.
En avril 1945, aux côtés du photographe de Life David E. Scherman, Lee Miller se rend à Dachau et Buchenwald le lendemain de la libération des camps par l’infanterie américaine. À Munich, ils entrent dans l’appartement déserté d’Hitler. Quelques heures après la mort du führer dans son bunker, Lee Miller et David Sherman se mettent en scène dans sa salle de bains : "Je me suis lavée de la boue de Dachau dans la baignoire d’Hitler."
Elle retourne en Angleterre où elle épouse Roland Penrose en 1949 et tente d’oublier les horreurs passées comme le font nombre de personnes qui se sont tues après les avoir vécues
Exposition Lee Miller
En savoir plus
Jusqu’au 2 août 2026, au Musée d’Art Moderne, 11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris. Tél. +33 1 53 67 40 00 et www.mam.paris.fr
LIRE :
- Les vies de Lee Miller écrit par son fils Antony Penrose, éd. Thames Hudson
- Le catalogue d’exposition édité par la Tate Britain à l’occasion de l’exposition est repris, traduit et adapté par les éditions Paris Musées
Patrick Géraud
Jusqu’au 2 août 2026, au Musée d’Art Moderne, 11 Avenue du Président Wilson 75116 Paris. Tél. +33 1 53 67 40 00 et www.mam.paris.fr
LIRE :
- Les vies de Lee Miller écrit par son fils Antony Penrose, éd. Thames Hudson
- Le catalogue d’exposition édité par la Tate Britain à l’occasion de l’exposition est repris, traduit et adapté par les éditions Paris Musées
Patrick Géraud