Culture

Trois grandes expositions que les fêtes vous réservent ...

Par Catherine Gary



Parmi les musées parisiens les plus célèbres, Le Grand-Palais.... @Lindigomag/Pixabay
Parmi les musées parisiens les plus célèbres, Le Grand-Palais.... @Lindigomag/Pixabay

Greco i Le Christ chassant les marchands du temple. @ Grand Palais
Greco i Le Christ chassant les marchands du temple. @ Grand Palais
Greco
Au Grand Palais

Jusqu’au 10 février 2020
Grand Palais. Galeries nationales Paris  

 
La première grande rétrospective française consacrée à ce peintre majeur du XVIIe siècle est un événement exceptionnel et il serait dommage de passer à côté.

Greco (1541-1614), de son vrai nom Dominikos Theotokopoulos est né en Crète. Pas surprenant qu’il soit influencé au départ par la tradition byzantine des icônes. Il voyage très vite et se pose pour travailler  d’abord à Venise où il découvre Titien et Tintoret et la luxuriance de leur palette. A Rome ensuite il découvre l’œuvre de Michel Ange auquel il n’hésite pas à se mesurer. Mais c’est à Tolède. Qu’il va définitivement se fixer.
    
Les 75 œuvres de l’exposition témoignent de l’itinéraire pictural hors normes de ce grand maître de la Renaissance puis du Siècle d’Or espagnol. Il tombera après sa mort dans l’oubli, son style inclassable aux corps étirés, aux couleurs vives et contrastées - roses, orangés, jaunes, mauve, bleu -… ne correspondent pas aux canons acceptés. Il est redécouvert à la fin du XIXe siècle et ne cesse alors de marquer des peintres aussi importants que Cézanne, Picasso, Bacon ou Garouste.

Le parcours de l’exposition permet d’admirer de très grandes toiles, beaucoup étant prêtées par les musées américains, des compositions audacieuses qui marquent la synthèse des enseignements de Venise et de Michel Ange. Les portraits, très nombreux eux aussi, témoignent d’une acuité psychologique et d’une force qui retient l’attention. Greco est un éblouissement voisinant le sublime, un incontournable en ce moment !   C.G.
                                                                                                                                                                        
 

Toulouse-Lautrec  : Le divan @ Grand Palais
Toulouse-Lautrec : Le divan @ Grand Palais
Toulouse-Lautrec Résolument moderne
Jusqu‘au 7 janvier 2020
Grand Palais galeries nationales. Paris

  





Cette exposition de 200 œuvres liant peinture, littérature et nouveaux médiums a souhaité dégager le peintre du profil stéréotypé et par trop réducteur qui l’attache à cette “culture“ de Montmartre et du Moulin Rouge où se côtoyaient le monde des nantis et des filles de joie.


Toulouse-Lautrec fréquenta ces lieux, y prit plaisir et s’en inspira sans jugement ni mépris, dans un réalisme expressif qui le rapproche d’un Daumier ou d’un Baudelaire.

Mais son œuvre participe à un renouvellement des thèmes de la peinture en montrant au-delà des bienséances et des apparences certains aspects plus secrets de la société de l’époque.

Avec un style n’appartenant qu’à lui, fasciné qu’il est par le mouvement et l’instantané, privilèges des premiers moments de la photographie. La dernière rétrospective française de l’artiste remonte à 1992

C.G.

  



 

Degas_La répétition au foyer de la danse. @ Musée d'Orsay Paris
Degas_La répétition au foyer de la danse. @ Musée d'Orsay Paris
Degas à l’Opéra
Jusqu’au 19 janvier 2020
Musée d’Orsay. Paris 


 
Pour la première fois une exposition se consacre exclusivement et globalement à ce thème central de l’œuvre de Degas.

Dès ses débuts, en 1860 et jusqu’en 1990, l’Opéra reste au centre de ses travaux. Un univers clos qu’il observe de la scène aux salles de répétition, des danseuses et musiciens aux spectateurs avec un intérêt également pour les coulisses.

A partir de là, Degas exerce toutes les possibilités de la création. Il joue avec les cadrages, les éclairages, les gestes et les mouvements…et ne néglige aucun mode d’expression allant du dessin au pastel, de la peinture au fusain. Sans oublier la sculpture dont cette “Petite Danseuse de quatorze ans“ tout en cire et vrais accessoires. 

L’exposition découvre aussi la passion du peintre pour cette institution et tous ceux qui y travaillent ainsi que ses goûts musicaux dans le domaine de l’Opéra.


C.G.

 


14/12/2019
Catherine Gary





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