Reportage

La Méditerranée au rythme des croisières

La Méditerranée offre une diversité culturelle, historique et géographique qui en fait la destination vedette des amateurs de croisière en Europe. Embarquement à bord du Costa Magica, de Savone à Haïfa (Israël), via Catane (Sicile), Alanya (Turquie) et Katakolon (Grèce).

Reportage et photos Patrick Cros



1/ Préparation pour le dîner 2/ Le bar du Costa Magica (©Patrick Cros)
1/ Préparation pour le dîner 2/ Le bar du Costa Magica (©Patrick Cros)
Plus de 150 serveurs s'activent dans les quatre restaurants du navire, alors que les passagers prennent place pour le premier service du dîner. Au menu, tout un choix d'entrées, plats et desserts d'inspiration méditerranéenne, comme ces "pâtes Cappellacci farcies à la ricotta et aux épinards", concoctés par le chef Peter Jokes et son équipe en cuisine. Au même moment, des musiciens et des danseuses se préparent pour leur première représentation dans le théâtre du navire. L'organisation est bien rodée avec un équipage d'un millier de personnes pour environ 3000 passagers.

Parmi eux : Camille et Marie-Georges, deux jeunes françaises venues de Nice et Saint-Raphaël, dont l'énergie symbolise la bonne humeur qui règne à bord. "C'est l'opportunité de rencontrer des gens de nombreux pays, qui ont tous des histoires à raconter et des voyages à partager", explique Camille qui en profite pour perfectionner son anglais et apprendre l'Italien à bord. Des groupes se forment en fonction des affinités.

Ce voyage est aussi l'occasion pour certains de se retrouver comme Elyette (Marseille), Robert (Cannes), Patricia et Shalom (Lyon), et Meimoun (Paris). Les repas et soirées sont les points de rencontre quotidiens pour se raconter les expériences de la journée. "Une croisière en Méditerranée, c'est la découverte de cultures différentes, avec des escales qui permettent de visiter des sites riches en histoire et traditions, poursuit Marie-Georges. Mais c'est un aussi un véritable voyage à bord, avec des passagers et un équipage venus de tous les horizons". Le bateau a en effet embarqué des voyageurs de nombreuses nationalités, même s'ils sont principalement Italiens, Français et Allemands. L'équipage compte lui aussi des employés venus de plus d'une cinquantaine de pays.

La ville de Catane au pied de l'Etna (Sicile)  ©Patrick Cros
La ville de Catane au pied de l'Etna (Sicile) ©Patrick Cros
Catane, de lave et de feu
 
Un paysage magique attend ce matin les passagers à leur réveil. L'Etna se découpe majestueusement face au navire, à plus de 3 300 mètres au-dessus de la ville sicilienne de Catane. La neige a maculé de blanc son sommet, tandis que des coulées de lave rappellent le lien intime de la région avec ce volcan, plusieurs fois ébranlée par ses éruptions au cours des siècles derniers. Des centaines de passagers ont décidé de profiter de cette escale d'une journée pour découvrir la cité historique aux pierres de basalte, inscrite en 2002 au Patrimoine mondial pour son architecture baroque, ou pour s'aventurer à pied ou en 4X4 sur les terres volcaniques. Une heure de route suffit pour atteindre la neige à environ 1500 mètres d'altitude. Sur ces hauteurs, les oliviers, eucalyptus et palmiers ont cédé leur place à de superbes bouleaux blancs. Un capuccino, et autres spécialités locales, attendent les visiteurs dans le refuge Citelli, à 1741 mètres de haut. L'occasion de s'assoir en terrasse, au pied de collines de lave balayées par la neige, et d'apprécier la vue sur la Mer Ionienne et les plages dorées de la côte sicilienne. L'Italie se découpe au loin. Spectaculaire.

1/ Le mur des lamentations à Jérusalem  ©Patrick Cros 2/La Basilique de la nativité à Béthléem ©Patrick Cros 3/ Prière dans l'Eglise du Saint Sépulcre à Jérusalem  ©Patrick Cros
1/ Le mur des lamentations à Jérusalem ©Patrick Cros 2/La Basilique de la nativité à Béthléem ©Patrick Cros 3/ Prière dans l'Eglise du Saint Sépulcre à Jérusalem ©Patrick Cros
Haïfa, porte d'Israël
 

La rumeur s'amplifie, pleine de force que renvoient en écho des pierres millénaires chargées d'histoire. Le mur des lamentations apparait aux portes de la Vieille ville, ceinturée de murailles du XVIe siècle. Des milliers d'hommes et de femmes de toute religion viennent chaque jour découvrir ce site exceptionnel, lieu de paix et de prière dans une cité où se côtoient Juifs, Chrétiens et Musulmans. La ville compte aussi un grand nombre de monuments religieux et historiques, comme la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, ou encore l'église du Saint-Sépulcre. Sans oublier de nombreux sites archéologiques célèbres, dont les Étables de Salomon et la Cité de David. Contrôle des sacs et postes de garde rappellent les enjeux politiques, sociaux, culturels et religieux qui se jouent ici. L'escale, qui permet d'apprécier des sites comme Jérusalem, Bethleem et la Mer morte, est l'une des étapes les plus attendus des passagers de cette croisière. Rares sont ceux qui sont restés à bord. Après une journée à terre, on ne revient pas tout à fait sur le même sur le navire.
 

Le Costa Magica en escale à Alanya (Turquie)
Le Costa Magica en escale à Alanya (Turquie)
Antalya, entre balnéaire et ruines antiques
 

Le soleil se lève sur Alanya, ancienne place forte ptolémaïque, séleucides, romaine, byzantine, et ottomane. En ce début de printemps, la côte de cette Riviera turque, qui étale ses 130 kilomètres de plages jusqu'à Antalya, n'est pas encore envahie par les touristes, mais tout semble prêt à les accueillir. Hôtels, restaurants et bars modernes, parfois luxueux, tranchent avec les sites historiques tout proches, comme Pergé. La cité antique emporte le voyageur plus de 2000 ans dans le passé. En se promenant à travers les restes de colonnes, frises en marbre, bas-reliefs, statues, portails et vestiges gréco-romains, il suffit de fermer les yeux pour imaginer l'animation de ces anciennes rues pavées, aux boutiques chargées de tissus, artisanat et autres denrées de l'ancienne capitale de Pamphylie. A quelques dizaines de kilomètres, l'ancienne cité gréco-romaine d'Aspendos est un autre témoignage émouvant de cette époque révolue. Son théâtre romain, le mieux conservé de toute l'Asie Mineure, accueille désormais en été des concerts et spectacles qui redonnent un peu de vie à ces gradins millénaires. Alors que le soleil descend à l'horizon, les bus ramènent les passagers en excursion à bord du Costa pour une nouvelle nuit en mer. Avant une nouvelle escale.
 
 

1 et 2/ Escale dans le port de Katakolon en Grèce 3/ Olympie  (©Patrick Cros)
1 et 2/ Escale dans le port de Katakolon en Grèce 3/ Olympie (©Patrick Cros)
Katakolon, porte d'Olympie
 

Après avoir longtemps exporté du raisin de Corinthe et du tabac par bateau, Katakolon, en Grèce, accueille aujourd'hui les navires de croisière, comme le Costa Magica ce matin. Le petit port du Péloponnèse, avec ses bars et restaurants en front de mer, est à seulement 38 kilomètres de l'un des sites grecs les plus populaires : Olympie, berceau des Jeux Olympiques. "Ce sanctuaire dédié à Zeus a accueilli les Olympiades pendant plus de dix siècles", explique Catherine Tsolaki dans un Français parfait. Guide du réceptif qui organise les excursions pour Costa Croisières dans cette partie de la Grèce, elle fait revivre avec talent ce qui n'est plus aujourd'hui qu'un spectaculaire champ de ruines. Les restes de colonnes et les blocs de pierre retrouvent avec par la pensée leur apparence d'antan. On imagine alors les lutteurs, lanceurs de disques et autres sportifs s'entrainaient "pour l'équilibre du corps et de l'esprit", avec une couronne de lauriers et la gloire comme seules récompenses. Le circuit s'achève sur la terrasse ensoleillée d'une taverne grecque, au bord de la baie de Katakolon. Tomate fraîche, concombre, feta, keftes, feuilletés au fromage et autres spécialités sont dégustées entre deux danses de sirtakis. L'escale a réussi à emporter les passagers en quelques heures au coeur de l'histoire et des traditions locales.
 

Le commandant du Costa Magica (à gauche) et le directeur d'hôtel  ©Patrick Cros  2/ Une partie de l'équipage (©Patrick Cros )
Le commandant du Costa Magica (à gauche) et le directeur d'hôtel ©Patrick Cros 2/ Une partie de l'équipage (©Patrick Cros )
Un navire et des hommes
 

"Un bateau, c'est avant tout un équipage qui s'implique 24h/24 dans la vie à bord", raconte Orazio d'Aita, capitaine de navire depuis 1989, chez Costa Croisières depuis décembre 2011. Derrière une organisation bien rodée, se trouve des hommes, souvent passionnés par leur métier. Comme Eduardo Bartassini, hôtel manager qui a consacré toute sa vie à ces géants de la mer, dont le Mermoz.... Avec plusieurs décennies d'expérience, il dirige jusqu'à 800 personnes à bord, chargées des cabines, des bars et des restaurants.

Autre personnage clé : Gustavo Garcia, responsable des relations publiques sur le navire. Avec une maîtrise et un sens de l'organisation exceptionnels, il arrive à désamorcer les situations les plus délicates, trouver les solutions adéquates, et calmer les passagers les plus exigeants. Et tout ça en plusieurs langues. Ce Péruvien a eu l'opportunité d'entrer chez Costa comme simple serveur alors qu'il étudiait les langues à l'Université. Ses capacités lui ont permis de grimper les échelons en quelques années seulement pour prendre la tête du service des relations clients à bord. Une success story qui refléte l'exigence, mais aussi les opportunités qu'offre une compagnie en plein développement. P.C.
 
 



1/ Au large de la Turquie sur le Costa Magica  ©Patrick Cros 2/ Une suite de charme à bord du Costa Magica  ©Patrick Cros
1/ Au large de la Turquie sur le Costa Magica ©Patrick Cros 2/ Une suite de charme à bord du Costa Magica ©Patrick Cros
Plus d'infos



Où s'adresser ?




Costa Croisières
2 Rue Joseph Monier, Bat-C,
92859 Rueil Malmaison Cedex -




www.costacroisieres.fr
www.facebook.com/CostaCroisieres -
twitter.com/costacroisieres/
 

Le navire Costa Magica en mer ( ©Patrick Cros)
Le navire Costa Magica en mer ( ©Patrick Cros)


29/03/2013
Patrick Cros





Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 18 Novembre 2017 - 16:39 Terres ancestrales : aux origines de l’Irlande

Lundi 2 Octobre 2017 - 23:00 L’Alentejo, le Portugal des grands espaces