lindigo-mag.com
lindigomagcom
lindigomagcom
L’Indigo, e-magazine du tourisme. Un regard différent, original et inédit sur les Voyages.
Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager cet article
Reportage

Nice, ville lumière pour les arts, le patrimoine et le bien vivre

Une vieille ville aux airs d’Italie, de luxueuses villégiatures d’hiver, une promenade le long de la mer jalonnée de façades rivalisant de beauté, une bonne trentaine de musées, la Provence à proximité... Nice est un bonheur de chaque instant, en arrière-saison en particulier.

Par Catherine Gary



En surplombant la Promenade des Anglais © OT NIce
En surplombant la Promenade des Anglais © OT NIce
Labéllisée  “Ville de villégiature d’hiver de Riviera“ classée par l’Unesco : c’est sous cet angle que Nice a intégré en 2021 la liste du Patrimoine mondial pour ses luxueuses résidences construites dès la fin du XVIIIe siècle.


Les grandes familles anglaises raffolent de Nice en hiver

A cette époque les familles aristocratiques européennes, la high society anglaise en tête, se mettent à voyager, à découvrir les plaisirs du tourisme. Tout ce monde raffole de la douceur du climat hivernal de Nice, de son ciel d’azur, de ses vues sur la mer parmi les palmiers, les orangers et les fleurs, du charme de son gros village anciennement fief du royaume de Piémont-Sardaigne. Un engouement exceptionnel est en train de naître.
 

Villa Belle Epoque construite en 1878 pour le  prince russe Kotchoubey. Aujourd'hui Musée des Beaux-Arts © Catherine Gary
Villa Belle Epoque construite en 1878 pour le prince russe Kotchoubey. Aujourd'hui Musée des Beaux-Arts © Catherine Gary

Un parcours architectural de quartier en quartier

Bientôt apparaissent un peu partout de somptueuses demeures aux styles éclectiques, des parcs, des jardins, des hôtels de luxe, des casinos, des musées... Les artistes aussi viennent y peindre, Chagall, Matisse, et bien d’autres comme plus tard les membres de l’École de Nice. De nombreux quartiers sortent alors de terre si bien qu’il est aujourd’hui difficile de se faire une idée de la centaine de ces belles demeures en un seul jour. Le mieux est de se fier au parcours édité par l’Office de Tourisme : “Nice, ville de la villégiature d’hiver“, un répertoire par quartiers avec plans à l’appui. De quoi faire de jolies balades sur la Promenade des Anglais et dans les quartiers Campo Longo, Mont Boron, Cimiez, Carabacel- Bieckart. Certaines avec grimpette vous réservent au sommet des vues plongeantes sur la mer.
 

Place Masséna et sa fontaine d'Apollon © Catherine Gary
Place Masséna et sa fontaine d'Apollon © Catherine Gary

Place Masséna, l’élégance au cœur de Nice

Elle porte le nom d’un maréchal d’Empire de Napoléon né à Nice. Bel hommage ! Construite dans les années 1830 pour faire le lien entre ville médiévale et ville nouvelle elle est le centre, le symbole, l’emblème même de Nice avec le rouge intense de ses façades néo-classiques, la symétrie de ses arcades protectrices, le damier géant noir et blanc de son dallage et les sculptures qui l’animent. Posez-vous un moment pour l’admirer au pied de la grande fontaine du Soleil dédiée à Apollon dont la haute statue apporte sa note mythologique ; ou bien en terrasse le temps de vous rafraichir à l’ombre des arcades. Le soir, sept figures en position de scribe perchées à dix mètres honorent la diversité des communautés vivant en ville. Œuvres du catalan Jaume Plensa en résine blanche translucide elles s’animent le soir de couleurs changeantes pour des effets irréels et magiques.
 

L'hôtel Negresco sur la Promenafde des Anglais © Catherine Gary
L'hôtel Negresco sur la Promenafde des Anglais © Catherine Gary

Le Negresco, cet autre emblème, fête ses 110 ans

Difficile d’égaler en splendeur et en renommée ce paradis d’hôtel. Si seuls les happy few peuvent s’offrir le luxe d’y séjourner il est néanmoins possible de pénétrer jusqu’au 3 décembre dans le hall, le salon royal, les terrasses et la pergola à l’occasion d’une grande exposition photographique puisée dans les archives de Paris Match. L’idée étant de faire revivre quelques moments fastueux de cet hôtel mythique à travers les clichés de stars qui y ont séjourné, Liz Taylor, Humphrey Bogart, Sophia Loren, Salvador Dali, les Beatles, Michael Jackson... sans compter de nombreuses hautes personnalités. Ne vous privez pas de ces quelques instants privilégiés dans l’élégance, le raffinement mêlé d’extravagance et l’excellence à la française de ce temple hôtelier.
Un salon du Negresco © Catherine Gary
Un salon du Negresco © Catherine Gary

Le charme envoûtant du Vieux-Nice

Vous allez adorer vous perdre dans le lacis de ses ruelles pavées aux couleurs ocre, jaunes et rosées. Dans les senteurs du marché cours Saleya qui déballe tous les matins (sauf lundi) des fleurs par brassées, des fruits et légumes de jardin, des spécialités, socca, pissaladière, petits farcis, qu’on déguste avec les doigts. Ici il y a tout ce qu’il faut pour fondre de plaisir dans une ambiance méditerranéenne sonore et parfumée qui vous met forcément en appétit. Et si vous poussez jusqu’au phare du vieux port tout près vous aurez une vue des merveilles sur la baie des Anges et sa promenade des Anglais. Prenez place en terrasse, de préférence dans l’un des quartiers moins fréquentés en été pour vous régaler d’une vraie salade niçoise. Vous éviterez par la même occasion les vendeurs de savons, les étalages de fringues bon marché et les cafés bondés.
 
1/Se perdre dans l'ambiance des ruelles méditerranéennes 2/ Le port du vieux Nice 3/ Les saveurs du marché cours Saleya © OT Nice  ©Catherine Gary
1/Se perdre dans l'ambiance des ruelles méditerranéennes 2/ Le port du vieux Nice 3/ Les saveurs du marché cours Saleya © OT Nice ©Catherine Gary

Quand le Baroque règne en maître

Dans la cathédrale Sainte-Réparate, patronne de la ville, dans les églises de l’Annonciation, Saint-Jacques-Le-Majeur, Saint Martin-Saint Augustin et dans les chapelles discrètes du Vieux-Nice souvent imbriquées dans d’autres façades le baroque donne la note. Ne manquez pas aussi le palais Lascaris, la plus belle demeure aristocratique baroque de la ville devenue Musée de France. Vous aimerez son escalier monumental, ses plafonds ornés de fresques du XVIIe siècle, ses tapisseries d’Aubusson et de Flandres, ses sculptures et peintures et sa collection d’instruments de musique savante, la deuxième de France après Paris.
 
Le palais baroque Lascaris © Catherine Gary
Le palais baroque Lascaris © Catherine Gary


Une vingtaine de musées pour un parcours universel

Le Musée Masséna, 1898, de style néo-classique italien et d'influence Empire en hommage à Napoléon © Catherine Gary
Le Musée Masséna, 1898, de style néo-classique italien et d'influence Empire en hommage à Napoléon © Catherine Gary
Parmi eux le Musée des Beaux-Arts, magnifique palais d’inspiration Renaissance, abrite une collection d’œuvres anciennes dont un Christ crucifié de Bronzino, des œuvres de Rodin, Monet, Courbet, Boudin, Bonard, Dufy... Le Musée Masséna quant à lui expose un mobilier d’exception, tableaux et sculptures dans de luxueuses salles de réception style Empire (hommage à Napoléon) ainsi que de nombreux documents qui permettent de retracer l’histoire de la ville. On y admire aussi une chef d’œuvre récemment restauré : La Crucifixion de Ludovicus Bréa peint en 1512.

Pour les 50 ans du musée Chagall

Côté art moderne le musée national Marc Chagall, ouvert en 1973 du vivant du peintre sur la colline de Cimiez, vient d'achever la restauration de deux de ses grandes œuvres : douze toiles grand format du Message biblique et cinq tableaux du Cantique des Cantiques parfaitement mis en valeur dans la lumière des espaces ouverts sur l’extérieur et près du vitrail de La Création du monde. A l’occasion des 50 ans du musée, une exposition, Chagall et moi, revient sur des années de créations contemporaines à travers les regards subjectifs d’artistes de cultures différentes.
 
Musée national Chagall Le Songe de Jacob 1960-1966 © Catherine Gary
Musée national Chagall Le Songe de Jacob 1960-1966 © Catherine Gary

Grande exposition Matisse en son musée

Au musée Matisse, cette grande demeure rouge à l’italienne perchée à Cimiez, vous allez admirer l'une des plus importantes collections mondiales du maître qui peignit si longtemps dans la lumière de Nice.  Ses œuvres vont de ses débuts jusqu’à la fin ultime. Et à l’occasion des 60 ans du musée une exposition exceptionnelle en collaboration avec le musée de l’Orangerie et le Philadelphia Museum of Art se consacre à ses années 1930, période importante et charnière correspondant à une évolution profonde dans son art. 
Henri Matisse, Grand nu couché 1935, BMA © Succession Henri Matisse
Henri Matisse, Grand nu couché 1935, BMA © Succession Henri Matisse

Le charme si particulier de l’ambiance russe

Dès les années 1850 la famille impériale et les aristocrates russes découvrent les charmes de la Riviera et séjournent dans le luxe de leurs demeures et de leurs fêtes. En 1920 arriveront les Russes blancs appauvris par la Révolution bolchévique. L’emblème russe le plus brillant  c’est la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas construite en 1912 en mémoire du jeune fils défunt du tsar Nicolas II qui est aujourd’hui propriété de l'État russe et dépend du patriarcat de Moscou. A l’intérieur,  les icônes peintes en en or dont l’une a même appartenu à Ivan le Terrible est un éblouissement et la beauté de ses chants orthodoxes lors des liturgies est un enchantement. Il faut aussi passer devant le palais des Romanov, 55 Promenade des Anglais, et le château néogothique Valrose, ancienne propriété d’un conseiller du tsar perchée à Cimiez au cœur d’un grand parc. Au cimetière de Caucade une parcelle achetée par la Russie en 1867 rassemble 900 tombes russes dont princières. Et pour l’ambiance chaleureuse et goûteuse poussez la porte du restaurant Le Transsibérien, 1, rue Bottero, une institution avec épicerie fine et même sauna.
Cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas 1912 © Catherine Gary
Cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas 1912 © Catherine Gary

Pour en savoir plus

1/ Promenade du Paillon, une coulée verte près de la vieille ville 2/ La Crucifixion de Ludovivus Bréa, 1512, au musée Masséna. Une pure splendeur 3/ La plage de galets le long de la promenade des Anglais, 7km de long  © Catherine Gary et OT Nice.
1/ Promenade du Paillon, une coulée verte près de la vieille ville 2/ La Crucifixion de Ludovivus Bréa, 1512, au musée Masséna. Une pure splendeur 3/ La plage de galets le long de la promenade des Anglais, 7km de long © Catherine Gary et OT Nice.
Se renseigner :
Office de Tourisme de Nice :

Le site

Venir à Nice :
En train : TGV Méditerranée : Paris Nice en 5h25. Liaisons quotidiennes reliant Nice et nombreuses villes.

En avion : Aéroport International Nice-Côte d’Azur reliant 100 destinations et une trentaine de pays. 40 compagnies desservent Nice.

Visiter :
Le French Riviera Pass est un véritable sésame 

Le site

Inventaire du patrimoine de la villégiature :
Fascicule de visite à retirer à l’Office de tourisme.

Le site

Palais Lascaris
15 rue Droite

Le site

Musée National Marc Chagall
Avenue du Docteur Ménard

Le site

Musée Matisse
164 avenue des Arènes de Cimiez

Le site

Musée des Beaux-Arts
33 avenue des Baumettes

Le site

Musée Masséna
65 avenue de France

Le site

Le Negresco
37 Promenade des Anglais

Le site

Informations pratiques


Se régaler :

Restaurant de l’Hôtel West End : Le Siècle
Jolie adresse face à la mer dans un intérieur Art Nouveau, une verrière Art Déco ou simplement en terrasse. Belle cuisine méditerranéenne de poissons et de viandes. A midi, formule à 19,50 euros
31 Promenade des Anglais

Le site

Maison Auer
Dans le Vieux-Nice c’est la confiserie emblématique locale depuis 1820. Fruits confits, macarons, chocolats y sont irrésistibles !
7 rue Saint François de Paule

Le site

Dormir :

The Deck
Central et à proximité de la mer, ce petit hôtel vous immerge dans une ambiance de plage très joyeuse. Les chambres ne sont pas grandes mais sympa.
2, rue Maccarani

Le site

 
1/L'un des grands salons du Negresco/2 Terrasse du Cafe de France à deux pas de la promenade des Anglais 3/ Maison Auer, le confiseur emblématique du Vieux Nice 4/ Salade de fenouil frais à l'huile d'olive au restaurant Le Siècle @Catherine Gary.
1/L'un des grands salons du Negresco/2 Terrasse du Cafe de France à deux pas de la promenade des Anglais 3/ Maison Auer, le confiseur emblématique du Vieux Nice 4/ Salade de fenouil frais à l'huile d'olive au restaurant Le Siècle @Catherine Gary.


04/09/2023
Catherine Gary





Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 2 Juin 2024 - 15:06 Liège l’insolite cité wallonne

Mercredi 3 Avril 2024 - 18:20 Sainte-Foy Tarentaise, un repaire d’initiés