Reportage

Thaïlande : Phra Pradaeng

Le poumon vert de Bangkok. Echapper au tumulte de la capitale et s’offrir, à moins de 45 kms, un circuit écologique et sportif Naviguer sur les klonks, pédaler en pleine nature , déguster la cuisine locale et dormir dans un hôtel sur pilotis, que du bonheur.



Dans un des méandres de la rivière Chao Phraya, au sud de Bangkok, se trouve la vaste zone verte et humide de Phra Pradaeng, connue pour son marché en plein air, quasi flottant, ses maisons colorées, sa production d’encens et ses hameaux sur pilotis pourvus de chambres d’hôtes. Un poumon aux portes de la mégalopole thaïlandaise , un espace très apprécié par les citadins en mal de nature . Le marché s’étire dans un labyrinthes de petites venelles, reliées ici ou là par de petits ponts.Une version tropicale du Marais poitevin. Du marché à la mer , il n’y a que douze kilomètres à vol d’oiseau et deux seulement jusqu’à la rivière Chao Phraya, via un dédale de canaux où les Bangkokais pagaient le week-end. L’eau n’y est pas trop profonde, mais ces canaux sont pourtant très poissonneux. L’eau douce y rencontre l’eau salée, la baie de Bangkok étant tout proche,d’où l’abondance des fameuses crevettes royales.

Des petits restaurants bordent le canal. La cuisine regorge de produits frais. Ici, on mange à toute heure, tôt le matin et jusqu’à tard le soir. Plus loin, parmi les maisons sur pilotis, les petites échoppes abondent. On y mange, là aussi, à la “bonne franquette“. Pas d’enseignes, et une déco réduite à l’essentiel. L’ambiance est gaie, on entend au loin le bruit des bateaux taxis qui circulent sur la rivière.

Il possible de dormir sur place en réservant une chambre ou une petite maison. Les prix sont dérisoires et le sourire est gratuit. Sur place visite d’ une fabrique d’encens. On vous explique quelles en sont les arômes de base, bergamote, quinine, cédrat, citronnelle… L’écorce du manguier sert de combustible , ce qui ajoute aux senteurs qu’on retrouve dans les nombreux spas qui fleurissent en ville.
Pour y aller l’idéal et le plus écologique est de louer à partir de Bangkok des vélos tout-terrain, très pratiques pour circuler dans cette campagne aux nombreux sentiers. A moins de préférer le pousse-pousse ou le rickshaw qui se frayent un chemin au milie des maisons traditionnelles fleuries.

A SUIVRE koh chang


20/04/2011
Kim Frossard / Richard Bayon





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