Entre le cyclone Irma dévastateur de 2017 sur Saint-Martin, le Covid comme tout le monde, et une augmentation spéculative du carburant, la vie de transporteur aérien n’est pas un long fleuve tranquille. Fort de tous ces constats a interrompu un temps sa desserte aérienne sur l’île binationale de Saint-Martin dans les Caraïbes.
Ainsi, 22 ans jour pour jour après ses débuts transatlantiques, Air Caraïbes vole à nouveau sur Saint-Martin Princess-Juliana. Ce retour vers le futur s’opère dorénavant à raison de trois rotations par semaine depuis l’aéroport de Paris-Orly, les lundis, mercredis et vendredis à l’aide d’un Airbus A330-200 équipé de 303 sièges avec une configuration tri-classe : Classe Soleil (économique - 267places), Classe Caraïbes (Premium économie - 24 places) et enfin classe Madras (Affaires - 12places). Les départs s’effectuent à 11 h 50 depuis la plateforme du Sud parisien pour une arrivée à 15 h 45 à Saint-Martin (Heure locale). Le vol retour décolle à18h30 de Saint-Martin pour un atterrissage prévu à 7 h 40 à Orly, le lendemain matin
Air Caraïbes, propriété du Groupe Dubreuil, a son siège social basé à Pointe à Pitre en Guadeloupe, mais son hub principal est à Orly, faisant d’elle, depuis cette plateforme au sud de Paris, le principal opérateur vols longs - courriers et gros porteurs, avec un total de 16 biréacteurs (tous Airbus, A 330 et A350) partagés entre elle et sa filiale, la compagnie FrenchBee.
Revenir à Saint Martin, c’est faire le pari d’une île totalement orienté vers le tourisme, et les loisirs nautiques, avec une culture créole omniprésente doublée de touches bien françaises et teinté d’exotisme par son paradoxe binational sans véritable frontière formelle.
Saint-Martin : “ The Friendly Island ”
Saint-Martin, avec son slogan devenu mondialement célèbre “ The Friendly Island ”, est une île, aux multiples facettes : très américanisée dans la partie hollandaise, avec force casinos et parcours de golfs, et son mondialement connu aéroport international Princess Juliana, où les avions dans leur phase finale d’approche, cohabitent de très près avec les baigneurs et autres badauds de la plage de Maho Beach. Une plage qui s’est fait connaître de par la proximité de l’extrémité de piste d’où l’on peut admirer à souhait les atterrissages et vivre et sentir les décollages. Attention au « Jet Blast » ou souffle des réacteurs comme l’indiquent les nombreux panneaux de signalisation postés çà et là.
Le souffle puissant d’un avion gros porteur au décollage signifie : tempête de sable, projections de cailloux et autres gravillons, serviettes de bains et autres objets balnéaires qui s’envolent quand ce ne sont pas les maillots de bain eux-mêmes qui décollent. Bains forcés, odeurs sévères de kérosène et éventuelles brûlures superficielles peuvent aussi hélas faire partie du spectacle. Mais que l’on se rassure, il existe bien d’autres plages bordant la Mer des Caraïbes.
Saint-Martin, se sentir chez soi
Saint Martin qu’elle soit côté caraïbe ou côté atlantique affiche un profil d’île où loisirs et nature se conjuguent à merveille, le côté clientèle bling-bling d’hier a fait place à un subtil équilibre entre clientèles aisées et une autre plus orientée sports et nature. Saint Martin offre ainsi de la place pour tous les genres de touristes. C’est une « Friendly Island » on le répète…




