Bien sûr, tout séjour dans la cité californienne a ses incontournables, ses figures imposés comme on dirait au patinage artistique, avec lesquels on sera toujours tenté de renouer :
• s’émerveiller de la solidité des pylônes et des câbles du Golden Gate Bridge,
• fendre le vertige dans les lacets de Lombard Street ou dans les virées à bord des mythiques Cable Cars,
• se perdre dans les ruelles de Chinatown avec “cueillette” de fortune cookies à la clé,
• partager la propension à la sieste des éléphants de mer sur les pontons de Fisherman’s Wharf,
• cracher ses poumons dans l’ascension de la Coit Tower parce que l’ascenseur est plus souvent en panne qu’à son tour,
• s’étonner devant l’exiguïté des cellules d’Alcatraz (et ce avant que Donald Trump se décide à mettre en pratique son idée de rendre le lieu à sa vocation de pénitencier, en limitant d’autant les possibilités de visite… touristique).
• s’enamourer à nouveau de l’alignement des Painted Ladies, ces maisons victoriennes ou édouardiennes aux couleurs chatoyantes et à l’alignement parfait aux pieds d’Alamo Square Park.
• s’émerveiller de la solidité des pylônes et des câbles du Golden Gate Bridge,
• fendre le vertige dans les lacets de Lombard Street ou dans les virées à bord des mythiques Cable Cars,
• se perdre dans les ruelles de Chinatown avec “cueillette” de fortune cookies à la clé,
• partager la propension à la sieste des éléphants de mer sur les pontons de Fisherman’s Wharf,
• cracher ses poumons dans l’ascension de la Coit Tower parce que l’ascenseur est plus souvent en panne qu’à son tour,
• s’étonner devant l’exiguïté des cellules d’Alcatraz (et ce avant que Donald Trump se décide à mettre en pratique son idée de rendre le lieu à sa vocation de pénitencier, en limitant d’autant les possibilités de visite… touristique).
• s’enamourer à nouveau de l’alignement des Painted Ladies, ces maisons victoriennes ou édouardiennes aux couleurs chatoyantes et à l’alignement parfait aux pieds d’Alamo Square Park.
Mais parce qu’elle a dû se redéfinir à intervalles réguliers, quand il ne s’agissait pas de renaître au sens propre du terme après un tremblement de terre dévastateur (1906), San Francisco est pour ainsi dire adepte du mouvement perpétuel, se vouant corps et âme aux contingences et promesses du présent – telle l’intelligence artificielle dont elle est devenue un centre névralgique – tout en refusant de tourner la page d’un passé florissant toutes époques confondues. D’où l’idée de proposer ici un périple à travers la ville en 12 étapes qui, à défaut de toutes sortir des sentiers battus, l’expliquent autrement mais autant, en traduisent le pouls à leur façon, sans ordre particulier mais formidablement complémentaires.
Salesforce Park
Comme s’il ne suffisait pas que la Salesforce Tower soit l’un des édifices les plus impressionnants du centre-ville récent de San Francisco avec ses 326 mètres, ce qui en fait le deuxième bâtiment le plus haut de toute la Californie (après le Wilshire Grand Center de Los Angeles), s’étale à ses pieds un parc urbain de plus de deux hectares dont l’agencement n’est pas sans rappeler la High Line new-yorkaise car surélevé lui aussi par rapport à la rue. Si les animations proposées ne manquent pas (concerts, séances de fitness), c’est surtout la promenade à travers ses 600 arbres et 16000 plants format pas moins de 12 écosystèmes uniques qui marque les esprits.
425 Mission Street. Ouvert de 6h à 20h (novembre-avril), de 6h à 21h (mai-octobre).
425 Mission Street. Ouvert de 6h à 20h (novembre-avril), de 6h à 21h (mai-octobre).
Une virée en side-car avec Rides By Me
Dans une autre vie, Jérôme Ribeiro œuvrait en cuisine. C’est même dans ce but qu’il a débarqué à San Francisco en 1998 depuis Strasbourg. Mais les restaurants mènent à tout, surtout quand vous vous rendez compte que, contrairement à d’autres dans le monde, personne n’a eu l’idée d’organiser des visites de la ville en side-car. Aujourd’hui, les tours qu’il organise à travers San Francisco jusque sur l’autre rive du Golden Gate Bridge mais aussi à thèmes (dans les contés vinicoles aux alentours – Napa, Sonoma, Monterey…) sont devenus des “must-do” et le gage d’une autre façon mémorable d’aborder la ville et ses méandres.
Différentes formules à partir de 185$ par personne.
Tél. : (415) 305 8229. https://www.ridesbyme.com/
Différentes formules à partir de 185$ par personne.
Tél. : (415) 305 8229. https://www.ridesbyme.com/
Mission Dolores (Mission Saint-François d’Assise)
Faute d’être la plus ancienne des 21 missions que compte la Californie, elle aura résisté à tout ce que San Francisco aura pu subir depuis 1776 et s’affiche fièrement comme le plus ancien bâtiment de la ville.
Bien que rénovée, comme l’ensemble de la mission, la chapelle laisse paraître au plafond des poutres en bois de sequoia d’origine, maintenues et reliées entre elles par des lanières de cuir. Dans la basilique, se distingue un très beau vitrail de celui dont on baptisa le mission, Saint-François d’Assise. Un petit musée renferme quelques reliques importantes de l’histoire du lieu. Enfin, le cimetière civil adjacent est le seul “intra-muros”.
Que le dernier enterrement y ait lieu en 1890 n’avait pas freiné Alfred Hitchcock au moment d’y poser ses caméras pour Vertigo (Sueurs froides).
3321 16th Street. Tél. : (415) 621 8203. https://www.missiondolores.org/
Bien que rénovée, comme l’ensemble de la mission, la chapelle laisse paraître au plafond des poutres en bois de sequoia d’origine, maintenues et reliées entre elles par des lanières de cuir. Dans la basilique, se distingue un très beau vitrail de celui dont on baptisa le mission, Saint-François d’Assise. Un petit musée renferme quelques reliques importantes de l’histoire du lieu. Enfin, le cimetière civil adjacent est le seul “intra-muros”.
Que le dernier enterrement y ait lieu en 1890 n’avait pas freiné Alfred Hitchcock au moment d’y poser ses caméras pour Vertigo (Sueurs froides).
3321 16th Street. Tél. : (415) 621 8203. https://www.missiondolores.org/
Rincon Annex Post Office
L’ancien bureau de poste datant de 1940 aurait pu entièrement disparaître à la fin des années 70 sans une mobilisation publique qui permit finalement d’accélérer son classement au National Register of Historic Places en 1979. Le complexe commercial aménagé se devait donc de conserver une partie de sa façade aves ses dauphins en bas-reliefs ou ses sculptures d’aigles mais surtout le grand lobby à l’intérieur où, surplombant caisses et cabines, le peintre d’origine russe Anton Refrieger avait été missionné en 1943 pour retracer à sa façon l’histoire de la Californie et le rôle que San Francisco avait pu y jouer. Ses choix picturaux et politiques ne manquèrent pas de créer la polémique jusqu’à une tentative de destruction demandée au Sénat dix ans plus tard. C’est aujourd’hui son mélange de naïveté et de réalisme qui prime et attire.
83 Mission Street/121 Spear Street.
83 Mission Street/121 Spear Street.
Le réseau Public Open Spaces
Sur place, ceux qui en connaissent l’existence ont adopté leur diminutif, POPOS (pour Privately Owned Public Open Spaces). Le principe est simple : des espaces accessibles à tout public, propriétés de sociétés privées qui les laissent à disposition et les entretiennent. Terrasses, cours intérieures, patios, atriums, parcs urbains ou promontoires avec vues imprenables (à l’exemple de celui de l’immeuble One Kearny, 23 Geary Street) : ce sont ainsi plus d’une cinquantaine d’endroits, essentiellement Downtown et dans le Financial District, souvent cachés qu’il s’agit donc de dénicher tel un jeu de piste pour apprécier autrement son sandwich ou sa salade du midi…
https://sfpopos.com
https://sfpopos.com
Les graffitis de Mission District
Depuis le début des années 70, les peintures murales du quartier n’ont eu de cesse de faire écho de démonstrations idéologiques et revendications sociales. N’en retenir que leur qualité artistique serait donc passer à côté d’une grande partie de leur identité. C’est en tout cas un défilé de “tableaux” spectaculaires qui ornent les façades, avec en point d’orgue, ceux jalonnant deux allées, Balmy Alley (à hauteur de la 25e rue) et Clarion Alley (parallèle à la 17e rue dans Mission Street) ou encore le Women’s Building, un centre communautaire humanitaire créé par des femmes en 1971 au temps fort du mouvement féministe. (angle 18e rue et Lapidge Street).
Ina Coolbrith Park
Escarpé à souhait, le parc offre en son sommet l’un des panoramas les plus spectaculaires sur la partie de San Francisco bercée par la Bay Area, en gros du Financial District jusqu’à la Coit Tower. De jour comme de nuit, le regard se plante longuement sur l’horizon, quitte à en oublier très vite les fait d’armes de celle dont le nom a été attribué au parc, première California Poet Laureate mais surtout éditrice de Mark Twain, mentore de Jack London et Isadora Duncan entre autres et donc figure marquante de la communauté littéraire du début du XXe siècle.
Angle Vallejo Street et Taylor Street. Tél. : (415) 274 0291.
Angle Vallejo Street et Taylor Street. Tél. : (415) 274 0291.
VJ Grocery
S’il est un film à jamais ancré dans les mémoires et la fantasmagorie à propos de San Francisco, c’est bien Bullitt, avec Steve McQueen dans le rôle principal. À défaut de s’autoriser quelque folle cavalcade pied au plancher au volant d’une Ford Mustang, un arrêt s’impose dans ce qui ne pourrait être qu’une épicerie comme tant d’autres si le lieutenant Frank Bullitt n’était pas venu y faire quelques emplettes surgelées dans une scène du film. Une fresque murale à l’intérieur du magasin vient rappeler les faits aux quelques étourdis !
1199 Clay Street, angle Taylor Street. Tél. : (415) 885 3417.
1199 Clay Street, angle Taylor Street. Tél. : (415) 885 3417.
Amoeba Music
Le temple du disque et la plus grosse menace pour la carte de crédit des fans de musique ! À quelques encablures du Golden Gate Park et à une extrémité de Haight Street, le deuxième magasin de la franchise (après celui de Berkeley mais avant celui de Los Angeles) a pris le relais en 1995 d’un bowling désaffecté.
On le répète, le plus périlleux sera de passer à la caisse après avoir arpenté ses plus de 2000 mètres carrés de racks de vinyles, CDs, livres et “goodies’.
1255 Haight Street. Tél. : (415) 831 1200. https://www.amoeba.com/
On le répète, le plus périlleux sera de passer à la caisse après avoir arpenté ses plus de 2000 mètres carrés de racks de vinyles, CDs, livres et “goodies’.
1255 Haight Street. Tél. : (415) 831 1200. https://www.amoeba.com/
Japanese Tea Garden
La quiétude du Golden Gate Park et – parfois – son microclimat sont déjà une raison suffisante de s’y engouffrer quelques heures. Le jardin japonais en sera une supplémentaire, assurance d’apaisement entre sa végétation florissante, sa statue de Bouddha datant de 1790 et sa pagode amoureusement restaurée et sensée représenter à son origine (1915) une “tour du trésor” de ce même Bouddha. Compléter la visite avec celle du Jardin Botanique, du Conservatoire de fleurs ou le de Young Museum – le plus ancien consacré aux beaux-arts en ville – n’est pas interdit, loin s’en faut.
Tarif adulte : 16$.
75 Hagiwara Tea Garden Drive. Tél. : (415) 661 1316. https://gggp.org/japanese-tea-garden/
Tarif adulte : 16$.
75 Hagiwara Tea Garden Drive. Tél. : (415) 661 1316. https://gggp.org/japanese-tea-garden/
Counterculture Museum
À défaut d’avoir été la seule à… donner de sa personne en la matière, San Francisco a souvent fait office de point de départ ou d’ancrage de la contreculture et les actes qui allaient avec, notamment dans les luttes pacifistes, la défense des communautés. Qu’un musée se consacrant à son souvenir s’installe au mythique carrefour Haight-Ashbury, point névralgique du mouvement hippie des années 60, n’était donc que pure logique. Entre photos, affiches, livres et objets – et un bookshop pour affiner ses connaissances sur le sujet –, l’esprit contestataire est perpétué et rappelle que les combats ne furent jamais vains.
Tarif adulte : 10$. Ouvert de 11h à 18h du mercredi au dimanche.
1485 Haight Street. https://counterculturemuseum.org/
Tarif adulte : 10$. Ouvert de 11h à 18h du mercredi au dimanche.
1485 Haight Street. https://counterculturemuseum.org/
Les taxis autonomes
C’est le grand truc à San Francisco depuis deux ans : s’autoriser un “ride” dans l’un des taxis sans chauffeur qui balayent la ville de long en large tant que ça reste… exotique avant une expansion planétaire. Sensations garanties, notamment à l’approche des carrefours ! Ce sont plus de 300 véhicules qui se faufilent ainsi dans la circulation, les courses se réservant via une application mobile, même si la manœuvre peut paraître compliquée depuis un Smartphone européen. Si Waymo se taille la part du lion (et du marché), d’autres compagnies comme Zoox s’efforcent de lui… embrayer le pas.
https://waymo.com/
https://zoox.com/san-francisco
https://waymo.com/
https://zoox.com/san-francisco
San Francisco et avec votre esprit…
Sillonner la ville avec quelqu’un qui la connaît par cœur et en dévoilera en français jusqu’aux plus croustillants secrets, c’est le quotidien de Sylvie Walters depuis 2015 quand elle se décida à lancer L’Esprit San Francisco, onze ans après avoir posé le pied sur place. Ses visites thématiques guidées sont un pur régal tant elle sait communiquer sa passion et les options sont nombreuses, avec quelques exclusivités au passage qui sortent pour certaines des limites de la ville (thématique histoire et architecture, Twin Peaks, Stanford et la Silicon Valley par le train, campus de Berkeley). Quand Vicky et Daphné prennent le relais, la faconde et l’enthousiasme sont tout autant de mise…
Tarif adulte à partir de 58$ par personne et à partir de 325$ sur certaines visites thématiques en groupe (pour une à trois personnes).
748 Page Street. Tél. (415) 283 6727. https://lespritsanfrancisco.com/
Tarif adulte à partir de 58$ par personne et à partir de 325$ sur certaines visites thématiques en groupe (pour une à trois personnes).
748 Page Street. Tél. (415) 283 6727. https://lespritsanfrancisco.com/
Le fog, l’invité pas toujours surprise
Oui, à San Francisco, on ne parle pas de brouillard mais de fog. Il fait même tellement partie du… paysage et du quotidien sur place qu’on lui a donné un prénom, Karl. On peut d’ailleurs parler de fogs au pluriel, pour peu que l’on veuille distinguer le fog de convection qui s’infiltre près du sol l’hiver, provoquant comme une bruine réduisant la visibilité, et le fog d’advection, résultat l’été de la rencontre de l’air chaud en provenance des Marin Hills au nord et de la fraîcheur de l’Océan Pacifique : responsable d’humidité, de vent et de températures automnales, il se plaît à surprendre le touriste immédiatement reconnu par les locaux de par les sweat-shirts et doudounes achetés à la hâte par celui-ci.















